Pour ceux qui n’aiment pas lire
ou qui n’ont pas le temps, je fais un résumé très… comment dire? Résumé!!!
Je suis parti au cap-Skirring ce matin à 6h. C’était encore la nuit avec
sa lune et au firmament, Hercule qui mettait une main au cul d’Hippolyte. Le village et les enfants de Diakène Ouolof se réveillaient péniblement. J’ai vu une chèvre et deux boucs faire de drôles
de choses… J’ai « bafflé! » le car-rapide en trompant la mort et pris un petit déjeuner avec un rasta-rocket à mon arrivée au Cap-Skirring. J’ai consulter l’oracle, bu deux bières
moyennement fraîche, pris un taxi-retour et je suis revenu… C’est bon, vous pouvez fermr la page. (clic!)
***** Pour les autres, c’est une nouvelle aventure qui
commence.*****
Un petit conseil avant de commencer: Prenez donc une bière fraîche ou deux, ou trois, un pack, si vous voulez,
la valise, pourquoi pas? Lisez ça entre potes si ça vous chante, avec votre femmes avant d’aller… dormir! Prenez tout votre temps, je vous souhaite le même plaisir que jésus à vous le clouer sur
works, 27h de boulot, 3h de sommeil! 2 paquets de clopes et un petit litre de vin rouge, je vous le jure, par le salut de mon âme!!!
PS1: Je suis désolé pour les fautes de l’ortografe… J’ai pas qu’ça à foutre non plus!
PS2: comme d’habitude, âme sensible et gens de bonne mœurs
s’abstenir.
Introduction et mise en condition.
Ce soir c’est grave la tawa sur Coriana, je viens de me préparer un
délicieux sandwich au thon à l’huile (Tenez, je
vous donne la recette, normalement c‘est un secret de famille mais comme je vous aime bien: Ouvrez une demi baguette de pain, versez-y le contenu entier d’une boite de thon à l’huile et refermez
la demi baguette de pain. Voilà, c‘est fini. Précaution « émanant » de ma mère : gardez vous de faire couler de l’huile sur votre pantalon ou votre jupe. Variante
de mon père: meilleur en rajoutant un œuf dure et un demi pot de confiture de fraise du jardin; La feuille de salade est en option, demandez conseil à ma « petite »
sœur.) Et je me chatouille les papilles en levant à ma
santé ce verre en inox que j’ai gracieusement inondé d’un nectar rouge carmin, st Sernin (1350F.CFA, je vous rassure de suite, +/- 2euros le litron. Ici j‘ai une pensée soudaine mais néanmoins sincère pour le patron du bistrot « l‘abri du vent » à Douarnenez
qui nous a quitter dans l’indifférence sénégalaise la plus cruelle, pas de discours de Abdou laye Wade. J’ai surtout une pensée pour l‘odeur pestilentielle et nauséeuse qu’il laissait traîner
après son passage matinale dans les toilettes du « Café des halles ». A ta santé mon poivrot à lunette rose/orange! Maintenant y’aura plus besoin d’aller mettre un coup de
Wizard dans les toilettes, ça va nous faire des vacances. Tu t‘en est allé et le monde des alcooliques Douarnenistes perd là un grand nom… Acceptez cette homélie, avec tout le respect usuel.
Amen. Ce passage est pour toi « ma » Lizou.)
Revenons a mon sandwich / St Sernin: attention! Mon Roro, l‘orgasme n‘est plus
très loin avec tout cette profusion de luxe gastronomique. Ce soir c’est donc la tawa, et ça ce vois. Je tente d’écrire avec la musique à donf. C’est un exercice un peu délicat, mais comme je
vous l’ai dit, (voir article précédent.) je veux changer mes habitudes d‘écriture. J’ai choisi 3RA1N1AC,
prononcer BRAINIAC, l’album « Electrochoc for président, »: Come on and give me some fresh new eyes dress my tongue in a new disguise go on and give me a
sexy mouth to taste it, to taste it… Je pourrai vous expliquer pourquoi ce disque mais c’est une bien trop longue histoire. Je vous dirais donc simplement que c’est un choix forcément
pertinent. Je ne laisse pas grand chose au hasard! Je peux même vous dire qu’ensuite j’écouterai Boris Vian.
Je cherche quelque chose que moi seul peux trouver, une magie, des mots,
ou quelque‘un pour sauver mon âme-coeur (j’ai le blues!) mais tout ici est, dans la chaleur, immobile, silencieux, désert. Maintenant j’écris, avec ce livre léger
« plûme » précédé de « Lointain intérieur » , nrf Poésie/ Gallimard, d’Henry Michaux ouvert
à coté de mon paquet de clope et ce n’est pas dû au hasard non plus!
J’étais autrefois bien nerveux. Me voici sur une nouvelle voie:
Je mets une pomme sur ma table. Puis je me mets dans cette pomme. Quelle tranquilité!
Ça a l’air simple. Pourtant il y a vingt ans que j’essayais; et je n’eusse pas réussi, voulant commencer
par là.
Henry Michaux.
Hercule vs Hippolyte :
J’ai quitté Coriana à 6h du matin: « Passe une bonne journée ma
petite chérie adorée. » je lui ai dis à Coriana, en partant pagayer sous la lune au trois-quart pleine pendant qu’au firmament le demi-dieu Hercule* tentait de bâcler ses douze travaux. Il
en était, je crois, au huitième c’est à dire, à essayer d’enlever la ceinture d‘Hippolyte, la reine des amazones*, qui passait près du Dragon* en Simca 1000. Moi, quarante cinq minutes de pagaie
plus tard je débarquais à Diakène Ouolof avec des bras en béton désarmés et laissais Hercule à ses conneries herculéennes en allumant ma troisième clope avec un briquet BIC. J‘avais mal
au cul d’être resté assis sur un bidon à pagayer et non pas parce que comme vous ne le pensez pas, Hercule avait essayé de m’enculer tellement il était excité à force de ne pas réussir à enlever
la ceinture d‘Hippolyte!
Hercule: 1/ demi-dieu de la
mythologie latine assimilé à l’Héraclès grec.
2/ Constellation de
l’hémisphère boréale.
Amazone: 1/ dans la mythologie
grec, peuple des rives de la mer Noire composé exclusivement de femmes guerrières; elles affrontèrent les héros grecs. Selon la légende, elles se brûlaient le sein droit pour mieux tirer à l’arc,
et tuaient les enfants mâles.
2/ Prostitué qui racole en
voiture.
Hippolyte: Dans la mythologie
grec, reine des Amazones, vaincues par Héraclès, qui la tua ( ou la donna comme épouse à Thésée).
Le Dragon: Constellation de
l’hémisphère boréale, entre la Grande et la Petite Ourse.
Réveil d’un village tombé en enfance…
Le petit et suave village de Diakène était mal réveillé
« because » il faisait frais (22°C) et humide (77%) dans cette aurore perdu de casamance. Si bien qu’ici et là, presque rien ne bougeait. La langueur qui émanait en ce jour naissant
faisait foi d’une certaine réticence des riverains à préparer le petit déjeuner: On réchauffait sur trois braises tièdes que personne ne raviverait de si tôt, le riz de la vieille pour le petit
déjeuner de ce matin. A cause de l’humidité ça sentait la fumée plus que le feu de bois et ça n’arrangeait personne.
Quelques enfants atteins de somnambulisme erraient dans les ruelles. La tête
encore toute chargée du rêve d’un sauveur blanc libérant de son 4X4 rutilant une malle de tangals* et de stylos BIC et les yeux visiblement plombés par le reste d’un lourd sommeil mais
tout cela s’estompait à mesure qu’ils traînaient leurs samaras milles fois réparées dans les ruelles de sable mouillées. Leurs bouches étaient simplement ouvertes au petit bonheur pour certains
tandis que pour d’autres la chance se résumait à tenir dans la main un morceau de pain afin de patienter jusqu’au riz. Le problème (je l’ai souvent remarqué.) c’est
que souvent ils ne savent pas quoi en faire du morceau de pain, le manger tout de suite où attendre encore un peu, si bien qu‘il finit, lassitude des doigts(?), par tomber dans le sable, il
devient alors croustillant, comme une viennoiserie à la française sauf que c’est moins bon!
Tangals: Sucreries, bonbons,
très prisés des enfants.
La chèvre et les deux boucs.
Les mieux réveillés étaient sans aucuns doutes les chèvres qui elles pétaient à
qui mieux-mieux parce que c’était dans l‘air du temps! (C’est pour Arnaud des Billy Bullocks, un p’tit clin d’œil, bises à tous, et qu‘Elvis soit avec vous.),
l’une d’entre elle, plutôt mignonne ma foi, se faisait cour(ti)ser par un bouc qui tentait en vain de tirer son premier coup du jour. Le bouc, moins réveillé que la chèvre mais plus excité
courrait comme un plouc* derrière des pets… Du dépit à la rage folle, il n’y a que trois cabrioles! Qu‘il fit au milieu du chemin juste avant d’y abandonner trois crottes, on appelle cela des
cacas nerveux! Il était furieux et nous ne le serions pas moins, nous tous, les hommes si nous étions à la place de ce bouc! (Ceci est juste une allusion d’un goût
douteux à la forme matinale que je tiens plutôt raide en ce moment…) Heureusement pour lui, un autre bouc est arrivé, tel Satyre*, plus jeune celui la et qui pétait bien plus haut que son
cul. Ils s’y sont mis à deux pour cour(ti)ser et coincer la chèvre contre une clôture en bois de palétuvier, le jeune bouc s’est tapé la chèvre le premier, qui pour le coup à arrêtée de péter!
(C‘est un détail mais j‘y tiens car la chèvre a un certain standing qui est dû à son rang de fromagère.) Et puis il l’a refiler à l’autre, le plus vieux. Deux
levrettes, en trois minutes qu‘elle venait de se taper la chèvre, un joli viol ma foi! Une fois que cela a été terminé, la chèvre est allée retrouver ses chevreaux comme si elle avait oublié.
Elle n’avait de toutes les façons pas grand chose à attendre de la justice caprine qui ne chercherait pas de boucs émissaires*… C’est tout de même charmant la vie vraie et sauvage des animaux
d‘Afrique, vous ne trouvez pas?
Plouc:
Paysan; personne fruste, du breton plou « paroisse ».
Satyre: 1/ MYTH GR Demi-dieu
champêtre, figuré avec des cornes, des oreilles pointues et des jambes de bouc. 2/ fig, fam Homme lubrique; exhibitionniste, voyeur.
Bouc émissaire: Bouc que les
Juifs chassaient dans le désert après l’avoir chargé des iniquités d’Israël; fig. personnes que l’on charge des fautes commises par d’autres.
Histoire de deux baffles dans un car-rapide!
Moi je regardais la scène assis sur un tronc de manguier qu’y s’était
allongé là sur le sable depuis qu’il était tombé raide mort. J’attendais un hypothétique « car-rapide » qui me mènerait au Cap-Skirring. Les femmes ont commencé d’arriver en
« kasoumayant » à tout va, la tête surchargée de grands paniers remplis de pamplemousses, de citrons, de bananes, de radis, de lait caillé… Le car rapide lui
est il arrivé sur la pointe des pieds au planché en crachant de la musique au travers deux baffles BLAUPUNKT qui hurlaient toutes deux la souffrance d‘être en vie. Elles étaient pendues là depuis
dieu-SONY (l’autoradio) seul sait quand. L’énergie y arrivait par une arcane africaine. De morceaux de scotch en dominos sans vis, s’élançaient des bouts de
fils électriques vert et des bouts de fils électriques rouge avec des bouts de fil électriques jaune au milieu (Pour faire honneur aux couleurs du drapeau
sénégalais.). Le car-rapide a débarqué toute une ribambelle de gamins qui venait pour se battre à l’école et s’était faite réveiller par les cahots du voyage et les deux BLAUPUNKT
agonisantes.
Les femmes se sont mises à danser et puis à chanter, il suffit de peux
ici. La chaleur et le soleil sont arrivés en même temps que les premières effluves âcres de la sueur des femmes, ça sentait sous les aisselles le piment et la nuit d’amour! On essayait pour la
troisième fois de me « taxer » une clope… d’abord Etoo puis Drogba et ensuite Ronaldo! Je les appelle par des noms qui étaient inscrits sur leur maillot. Mais aujourd’hui j’ai décidé
que je donnerai une clope à celui qui portera le maillot de Messi (C’est le meilleur joueur évoluant actuellement sur la planète, il a du jouer hier soir contre Lyon,
avec le FC Barcelone, rien à voir avec un quelconque prophète.) un point c’est tout!
Après un certains temps complètement indéfini, le car-rapide il a démarré
en trombe avec dedans l’autoradio dieu-SONY, les Saintes-baffles BLAUPUNKT qui souffraient le martyr, les femmes qui chantaient et dansaient, les pamplemousses, les citrons, les bananes, les
radis, le lait caillé et moi. Vroum-Vroummmm, à 50km/h dans les ornières et les nids d’autruches. J’avais la vague sensation en voyant défiler les palmiers et les cocotiers d’être un
trompe-la-mort en herbe…(le chauffeur était vraiment fou, pourtant j‘en ai vu d‘autres.) Ensuite, sur la belle route qui relie aujourd’hui Ziguinchor au Cap-Skirring, je me suis rendu compte
qu’on ne roulerait pas plus vite, 50km/h, un tortue ce « car-rapide », enfin l’important ici c’était d’arriver en musique, sain d’esprit et sauf… Vous comprenez?
Rasta Rocket.
J’ai pris mon petit déjeuner au Cap-Skirring sur le bord de la
route, à touché du rond point qui est en travaux. Ils ont juste laissé la statue du cultivateur Diolà qui creusait nuits et jours des sillons au milieu du rond point pour le repiquer du riz avec
son kagniandou, maintenant il retape le rond point avec les ouvriers de l’équipement, ça en fait au moins toujours un à bosser! J’ai commandé un café touba au lait avec un sandwich
niébé/mayonnaise! Une histoire de goût… Un rasta-roots et rocket qui passait comme par hasard trop bien ficelé m’a demandé: « Alors! mon frère, comment ça ce passe bien les
vacances?! ». J’ai pas répondu. J’ai regardé le jeune qui préparait mon café et mon sandwich, lui, il m’a regardé d’un air entendu. Le rasta-cool il a encore essayé « Eh! Il faut venir
voir, nous on fait l’artisanat, les batiks, les tissus, les beaux tissus, les sculptures traditionnelles, pour le plaisir des yeux seulement… ». J’ai répondu en Wolof: « Baima
diam » (laisse moi en paix). Il est resté le cul sur ses dreadlocks le rasta-roots et rocket-super-cool-man! Le jeune il a renversé un peu du café qu’il était entrain de me servir tellement
il était mort de rire… Le rasta lui il est reparti dans son marché artisanal essayer d’abuser un touriste du club-med en short sénégalaisement déguisé pendant que je prenais mon petit déjeuner,
enfin tranquille, en discutant de femmes et de chèvres avec tous les autres qui étaient comme moi, assis devant un café et content d’être juste des hommes et pas des boucs.
L’oracle.
Ventre pleins/ petit blanc content! J’ai dis: « Dieurédief » et puis
je m’en suis allé consulter le grand oracle: Internet… Je me suis mis un peu au courant des choses essentielles de ce monde à savoir que, Rennes est quatrième au classement du championnat de
France de football et Arsenal est en tête devant Manchester en Angleterre, point final. Ah! Non, j’allais oublier Sarko se bastonne en banlieue, ça doit lui changer d’un missionnaire avec son ex,
la douce et plantureuse Cécilia sur la bannette triple du Yacht de V.Bolloré. Il à peur qu’un rebeu lui chourave son job où quoi? Et il est où Doc le grand gynéco là? Allez, hop! Pour l’actualité c’est bâclé. Je passe mes mails, j’en ai pas. Ah! Si tiens, ma sœur Yveline, Valérie, Anne et Aurélie, rien que des étoiles… Hummmm, c’est bon, ça réchauffe mon
cœur dans sa nuit froide, merci les filles. Bon le blog maintenant, Ôh! J’en suis tout entier retourné, j’ai un bien sympathique commentaire de Vwind, ça change toute ma journée un commentaire
comme ça. Je… enfin si j‘osais… j’allumerai une étoile dans le ciel de ce soir et je lui expédierai un papier d’Arménie avec
« merci » et « bise » écris dessus.
Après Internet s’est compliqué, enfin, pour moi j’veux dire,
5heures de bidouillage, je préfère pas écrire sur ce sujet, je risquerai de me fâcher avec moi même. Y’a que lorsque je télécharge mes petites vidéos que je me sens bien parce que ça prend 6 à 8
minutes et que c’est pile-poil le temps nécessaire pour aller me griller une clope dehors et mettre à profit mon drôle de regard sur cette partie du monde en notant
les clichés (dans mon carnet bleu) que certains photographient: le charretier et son âne par exemple… Au fait, Saviez vous qu’on trouve Voici
jusqu’ici? J’imaginais même pas moi, ce doit être à cause du club-med. Tout ça prend une bien mauvaise tournure je trouve. Je me demande bien où est ce qu’on va pouvoir se réfugier pour être
peinard sur cette terre? C’est en posant cette question que je vous laisse, je n’ai plus de ce nectar de rouge et le sommeil m’attaque enfin. Il sera bientôt 6h du matin! Je m’en va respirer une
p’tit dernière cigarette sur le pont, dire bonjour à Coriana qui s’est réveillé à cause d’une vedette de pêche de toubab qui est passée un peu rapidement à coté de nous et voir où en est mon ami
Hercule de ses travaux herculéens… (Capturer les bœufs de Géyrion peut-être?)
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Dans l’imprimerie des rêves, les rotatives patientes…
( SUPERFLU, Une lumière neuve pour cette vieille nuit.)
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Je suis de retour, il est 9h25: J’ai un nescafé sans sucre qui tièdi sur
la table, je me sens bien, en forme et libre et tout et tout…
Bon, alors, j’en étais où de ma journée au Cap-Skirring moi, Ah! Oui, Je
vous demandais où est-ce qu’on pourrait bien partir ensemble, tranquille, loin de voici vu qu’il n’y a plus d’îles désertes… En gros c’était cela, non? Pour l’instant
moi non plus je n’ai pas la réponse. Remettons cela à plus tard alors, si vous le voulez bien? prenons le temps de réfléchir parce que moi là au réveil…
J’ai balancé mon araignée sur la toile et puis je suis allé boire une
Flag à la case bambou et puis j’en ai bu une autre et puis… Non, il fallait faire des courses, marcher jusqu’à la gare routière reprendre un taxi, où, comme je suis toubab on voulait à tous prix
me faire payer un « bon prix » en prenant le taxi pour moi tout seul. J’ai dis, non: « j’attends que le 7 places se remplisse. ». Une heure et demi plus tard nous étions 8
sans compter le gamin. Un drôle celui là, il jouait à faire crisser un morceau de polystyrène en le frottant sur la vitre. Cela n’amusait personne sauf sa maman et moi. Le bout de polystyrène il
est tombé trois fois de ses petites mimimes alors trois fois j’ai joué des pieds et des coudes pour le rattraper sous le siège du conducteur, vous voyez j‘adore les gamins! J‘vous parle même pas
des mamans. On a encore embarqué une personne, neuf qu‘on était, dix avec le petit! J’ai trouvé ça super comme la fois ou nous étions à douze dans une 4L à Madagascar, c’est vous dire si je suis
habitué mais pas blasé. C‘est la vie ça, un modèle à suivre. J’adore ce désordre, cette insécurité, celle qui maintient en vie… Moi sans ça, je suis mort!
J’ai débarqué à Diakène Diola, une petite marche de trente minutes parmi
les palmiers, les cocotiers, les fromagers, les manguiers, les papayers, les bananiers, les orangers, les pamplemoussiers et je suis arrivé à mon annexe qui m’attendait très haute dans le
poto-poto et les coquilles d’huîtres tandis que la mer elle était loin et très basse. J’étais dans la merde, tout seul, pour la refoutre à la flotte. « Katellllllll » j’ai crié, mais où
elle est restée traînée encore celle la? Oups! Merde, c‘est vrai, j‘avais pas encore oublié… Mais le hasard des fois… La pirogue « roi Albert de Monaco » est arrivée, comme par
enchantement avec toute l’équipe du campement d’Egeye. « Tuttiiiiiiiii », j‘ai crié, tellement j’étais heureux de la voir, « Kassoumaye? », « kassoumaye
kep, Rono. » elle m’a répondu… Ils m’ont tous filé un petit coup de main pour remettre nénnexes dans l’eau.
« A bocadium, oumotalsoum » (A demain, bonne nuit ) J’ai dis et puis je suis rentré en pagayant dans le bonheur. Il faisait encore jour, heureusement! Hercule ne risquait pas de venir essayer de
me mettre sa bite dans le cul! J’ai embrassé Coriana, tendrement, comme chaque soir maintenant, pour lui dire merci d’être là, c’est une manière d’apprendre à faire certaines choses, ensuite je
lui est raconté ma journée, celle là même que vous venez de lire.
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