Ils ont dit:





   A mon retour, il s’est trouvé beaucoup de gens qui n’étaient pas partis, pour me dire qu’avec un peu de fantaisie et de concentation ils voyageaient tout aussi bien sans lever le cul de leur chaise. Je les crois volontiers. Ce sont des forts. Pas moi. J’ai trop besoin de cet appoint concret qu’est le déplacement dans l’espace. Heureusement d’ailleurs que le monde s’étend pour les faibles et les supporte, et quand le monde, comme certains soirs sur la route de Macédoine, c’est la lune à main gauche, les flots argentés de la Morava à main droite, et la perspective d’aller chercher derrière l’horizon un village où vivre les trois prochaines semaine, je suis bien aise de ne pouvoir m’en passer. [ L’usage du monde, N. Bouvier]
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   J’avais une maison au bord de la mer. Mais pour aller à la plage il fallait passer devant un bar. Je n’ai jamais vu la mer. [ J. Best, Grand footbaleur de Manchester United]

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_Finalement, ce tésor, on l’a vu ou pas ?

_Nous avons voulu le voir même s’il n’y était pas… Mais le trésor existe sûrement, caché par des démons taquins et il reste introuvable parmi les labyrinthes de nos questions et de nos réponses…  [ Corto Maltese & Raspoutine, La maison dorée de Samarkand]

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Derniers Commentaires

Mercredi 23 juin 2010 3 23 /06 /Juin /2010 15:07

            J'étais saoul, perdu dans une fête gigantesque, une co-loc' en bord de plage. Il y avait des jolies filles pleins la terrasse (au moins autant que de l'alcool!) qui déambulaient comme des mannequins de chez  Elite sur un podium, et des jeunes types en papier mâché qui leurs collaient au cul comme des pauv' sacs à main sur une épaule. J'étais déjà trop farci pour espérer quoi que ce soit... J'ai bien essayé de causer avec quelques unes, au tout début de la soirée, mais ma langue refusait d'attraper les petits mots savoureux que tentait de lui souffler ma cervelle déconfite. Elle en cafouillait quantité d'autres ma langue, des moins beaux, des moins bleus! J'aurai mieux fait de m'aventurer à en dire avec les yeux, quitte à me faire foudroyer du regard et m'envoyer reluquer ailleurs d'un revers de paupière cinglant ou d'un battement de cil. Du coup ça ne racontait plus rien de bien intéressant mes histoires, c'était comme du gloubiboulga, du potage ou de la marmelade...

            J'ai préféré aller m'asseoir dans le jardin avec une bière fraîche (et puis une autre...) et les regarder de loin, les filles, avec les yeux mi-clos et un sourire débile profondément creusé au coin de mes lèvres, la blonde en robe bleue surtout, toujours à minauder près de la touque de punch, à coqueter avec trois ou quatre mecs et puis une autre aussi, en robe rouge celle là, montée sur une superbe paire de gambettes bien blanche et qui avait collé son pif au miens à peine j'avais débarqué! Au bout d'un certains temps, alors que je m'endormais en fumant une clope sur ma chaise pour pas avoir l'air trop naturel, planté là, en plein milieu du jardin, une fille au cheveux court est venu me parler de je ne sais quoi, de bateau perdu au milieu de l'océan sans doute. J'ai bien essayé de relever la tête mais impossible, impossible de fixer son visage sur mes pupilles, pas réussi à imprimer son minois sur mes rétines. J'avais beau cligner des yeux et me secouer la tête discrètement, j'avais plus rien d'un labo photo. je n'arrivais pas à savoir si elle était jolie ou pas, juste qu'elle avait les cheveux très courts et des longues boucles d'oreilles. A un moment, je me suis levé pour aller prendre une bière, histoire d'avoir autre chose qu'une cigarette à  rouler dans les doigts, elles étaient dans une des énormes glacière, tout là bas, au loin, sur la terrasse, là où y'avait les filles. Quand je suis revenu elle était partie...!

            Je suis rentré avec avec poulot et poulette, me suis senti minable, là, endormi comme un cochon sur la banquette arrière de la caisse... Je me suis réveillé chez V. en me disant qu'il y avait certainement autre chose à faire dans la vie.

 

 

J'ai acheté une nouvelle guitare, une jaune, avec pleins de "bob l'éponge" dessus! Je m'éclate.

 

J'ai tué l'amour parce que j'avais peur, peur que lui ne me tue à grand coup de bonheur.

J'ai tué l'amour, j'ai tué mes rêves, tans pis si j'en crève...

Dominique A, j'ai tué l'amour

 

J'irai chercher ailleurs, y'aura peut-être du bonheur pour moi, ou pour deux. Qui sait?

 

Je fais un drôle de rêve, éveillé, au moins dix fois par jour! Tellement beau que les larmes me titillent les yeux... Mais si ça n'était pas qu'un rêve... Ô Mon dieu faites que ça n'en soit pas un... SVP!!!

 

Vendredi je sèche les cours, FOOTBALL m'oblige!!! Allez les bleus.

 

Mercredi, J-2. 17h20, soleil radieux et ciel bleu azur, pour moi c'est le week-end. Je viens de prendre une petite douche sur le ponton. Juste avant j'avais bien transpiré en jouant quelques morceaux de Hermann Düne avec ma nouvelle guitare Bob l'éponge! Aujourd'hui j'ai retrouvé la pêche, ça fait une bonne semaine que j'trainais un ptit brin de mélancolie de vie à deux... Mais bon c'est du passé, c'était hier, c'était il y a une éternité... Faut ce le dire, je pense bien à elle, je pense bien à toi (si tu me lis). Cette après midi c'était les sélections pour le module voile du capitaine200, j'avais Malou comme équipière! On est plutôt bon pôte, genre copain/copine... Mais bon! pour ce qui est de la voile je me démerde mieux tout seul, même si j'ai pas beaucoup navigué avec ce bateau. J'm'en suis pas trop mal sorti. C'est un bateau physique. Comparé à ma douce Coriana c'est un véritable pur sang... Avec pas mal de machin qui marche plus qu'a moitié, un pur sang blessé...

 

 

 

 

      

 


Par Ronan Berrehouc
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Mercredi 23 juin 2010 3 23 /06 /Juin /2010 14:57

 

            Mon amour, je voudrais, j'en prie les avenirs, te retourner sur mes terres, et goûter entre tes jambes le ruisseau d'été. Enrober de miel ton corps et faire au soleil, l'abeille. Dépenser follement de l'argent en lingerie italienne. Te saillir dans tous les palaces décrépis de la vieille Europe et qu'on n'y lave plus jamais, après nous, les draps, mouillés par nos ébats.

            A toi la seule à ma misère, à toi que je revêts des fortunes que je n'ai pas...

 

Tanger, À toi la seule à ma misère

 

            La déconfiture ça me colle à la figure! Hein? Comment? Non, je disais juste que la DÉ-CON-FI-TURE ça me colle à la figure... C'est à vous en faire tomber les accoudoirs par terre. On croit s'être assis sur un nuage et puis... Patatra! C'est la chute libre et vertigineuse... Le sale piège. Et puis ça dure... ça dure!  Alors pendant cette chute, en attendant le choc final, on reprend les pas de danse sous la torture du samedi soir, on se remet à casser des cordes sur une guitare, on entame la lecture de romans pervers et déjantés, on bave... Ah! C'est bien.

 

            Samedi matin, je suis passé faire un tour au salon du livre, à Montabo, c'était bien, y'avais par là-bas quelques jolies filles toutes fraîches qui cherchaient des beaux romans d'amour écrit à l'encre rose. J'en suis sorti avec « La possibilité d'une île » de M. Houellbecq, « L'orgie » de J. Fante et « Journal d'un vieux dégueulasse » de C. Bukowski... Mais pas avec une fille amoureuse et tendre et compréhensive et qui vous prendrai tendrement par la main pour vous envoyer loin des trous noirs et profonds! J'rêvais, j'visais haut, vous m'direz! J'ai même failli revenir bredouille, vu qu'au moment de faire mon code de carte bleue pour payer les bouquins, je ne m'en suis pas rappelé... Du coup, c'est Béné et Sylvain qui m'ont dépanné.

 

 

            « Tu pourrais faire un peu de tourisme sexuel... proposais-je. À Cuba, il y en a qui sont très gentils. »

            Elle sourit, hocha la tête. « On préfère les pédés soviétiques... » dit-elle d'un ton léger, imitant furtivement ce style qui avait fait ma gloire. Puis elle reprit son sérieux, me regarda droit dans les yeux (c'était un matin très calme; la mer était bleu, étale).

            « Tu ne t'es toujours pas tapé de pute? Demanda t'elle.

–    Non.

–    Eh bien moi non plus. »

            Elle frissonna malgré la chaleur, baissa les yeux, les releva.

            « Donc reprit-elle, ça fait deux ans que tu n'as pas baisé ?

–    Non.

–    Eh bien moi non plus »

            Oh nous étions des petites biches, des petites biches sentimentales ; et nous allions en crever.

 

M. Houellbecq , La possibilité d'une île

 

            Samedi soir, j'ai cassé mes claquettes en rentrant, j'avais du leurs en mettre un sérieux coup à danser pendant des heures à la soirée, alors j'ai continué la balade pieds nus, et me suis écorché le pied gauche sans marcher dans la merde pour autant... C'était sous la pluie, en allant chez V., vers 4 ou 5heure (on sait pas!), j'étais avec M., une amie. On marchait pas droit du tout, on rigolait bien un peu! On n'évitait même pas les flaques... On s'en foutait complètement. Une belle soirée de challenger! M. elle comprendra, on en a parlé...

 

            Sinon! Bien... Oh! rien de fantastique non plus. Je bosse, je révise, je rabâche... Ah! Oui, avec M. une autre M... Pas celle du dessus, c'est fini! ça n'a jamais commencé en fait... Les tortues c'est juste des tortues, c'est jolies mais ça n'a rien à voir avec un dieu quelconque. Les tortues ça vaut pas les étoiles qu'on s'accroche dans le ciel... Les tortues ça vaut pas une bière fraîche (j'exagère!) Comme ça qu'ELLE m'a dit par texto:  « pa, intéressé / tro biére dan ta vi ». Moi je les pisse chaque soirs mes bières, ça donne un arrière-goûts de réponses à certaines de mes questions... N'est-ce-pas? Et j'm'en sort plutôt bien. J'arrêterai quand bon me semblera. Ma vie est ce qu'elle est: dents de scie que j'aiguise quand c'est nécessaire... A la base, je dis bien à la base! Je suis quelqu'un de fondamentalement gentil... Ça suffit! Normalement? Largement! Et puis bof! Chacun n'est que ce qu'il est, n'est-ce pas? Je n'aime pas la méchanceté...

 

 

            You are made of what you've left behind

            You can fight or sleep on it awhile

 

Coming soon, What you've left behind

 

           


      Je les regarde bien en face pourtant, les gens. Bah! Que voulez vous? Allez, on s'assoit, on discute un peu? Deux minutes, là tranquille. Tenez, j'vais vous faire une confidence... C'est vrai quoi! En fait j'ai décidé (c'était avant hier soir, ça m'est venu comme ça au Poulot's bar qui n'est finalement pas parti à cause d'un problème de moteur) que j'allais devenir un vrai célibataire, ouep! Pour de bon, devenir vieux et con... (Ah! Ahhh!). Je serai plus heureux comme ça, je crois! CON. Na! Bon! Bah! Ça c'était avant hier soir... Mais quand même... C'est vrai quoi? Après tout y'a pas de mal à ça... Hein! N'est-ce pas. AHHHHHHHHHH!!! le sexe, vous me direz, ARGHHHHHHHHHH!!! le SEXE!!! je vous répondrai. Et bien j'emmerde le sexe... Voilà, ouep! Bye bye, tchao, kenavo... EUNUQUE, CASTRAT et puis Youpi-tralala! (j'vous cache pas qu'en écrivant ça, ça complique ma vie à la marina, vu que y'en a qui vont voir ce blog, et qui z'ont du mal à me reconnaître, le soir avec mon beau sourire pincé aux commissures.) Quand j'ai annoncé ça, y se sont tous bien marrés au Poulot's bar... J'ai bien ris aussi, j'arrivais pas à me croire... Moi, l'amant éternelle.

 

            après avoir pulvérisé mon verre contre le mur, je suis sorti et me suis trouvé une autre femme. j'avais la gueule amochée, elle avait une gueule d'ange. elle m'a suivi dans mon lit. Par la fenêtre ouverte, une pluie fine nous a recouverts. c'était délicieux. Si délicieux que nous avons fait deux fois l'amour et que lorsque le sommeil nous a pris, nous avons tourné nos visages vers la fenêtre afin que la pluie continue de nous arroser. Au matin, les draps étaient trempés et nous n'étions qu'éternuements et rires.

       C.Bukowski, Journal d'un vieux dégueulasse

 

 

            Reçu un message de S. sur Internet, via fessedebouck:

–    T'es où, tu fais quoi?  

 



Capote:

           J'étais à la laverie, à Rémire, avec pas mal de linge sale à laver, normalement je le lave avec les mains ou chez V. à la machine. Mais là, vu qui s'arrête plus de pleuvoir depuis des lustres, y'a rien qui sèche.

            Alors comme ça j'attendais que la grosse brésilienne elle retire son linge du séchoir, elle en avait une tonne! Elle triait tout en plus, dans trois paniers, dont un réservé uniquement pour sa  bonneterie, entendez par là ses petites culottes taille XXXL aux charmes fou bien sûr! Ça allait des noires en dentelles à des roses bonbons rapiécés... Et puis, comme ça, au beau milieu de tout! Elle a trouvé une capote dans son linge propre, une Hansaplast®, j'ai reconnu tout de suite la marque, j'utilise les même à l'occasion (Elle son facile à ouvrir, même dans le noir, avec trois grammes)...! Elle a regardé une autre brésilienne, une énorme, en bermuda bleu roi, avec des pis gigantesques, des poils de barbe frisés sur le bas des joues et le menton, et des coquilles d'huitres en guise de boucles d'oreilles, elle avait les ongles de pieds peinturlurés en mauve, ça la dépareillait complètement, ch'uis pas là pour juger...  Elle, elle lui a dit à l'autre qui avait trouvé la capote Hansaplast®: « tous les même ces hommes », ça en disait long sur comment que les femmes nous jugent, nous autres, les pauvres hommes... Alors, elle à dit à sa petite fille, qui elle n'avait pas encore de surcharge pondérale, d'aller chercher son papa qui faisait le malin dehors avec un pote. Le papa est arrivé, elle a jeté la capote sur la table à plier le linge, devant tout le monde qui venait laver son linge sale en famille, à la laverie de Rémire. Elle a fait cela sans même lever la tête, comme ça, pleine de nonchalance, sans même dire un mot. La capote sur la table, elle à glisser sur au moins 50cm. Tout le monde a suivi la capote des yeux. Le papa, il l'a vite ramassé et glissé dans sa poche la capote. Il faisait plus trop le malin. Il s'est approché du panier à linge, il a aidé sa bonne-femme à mettre le linge propre dans les paniers, il était tout maladroit, penaud, il essayait de s'appliquer, il n'y arrivait pas, il n'avait pas l'habitude, c'était la première fois. Quand ils ont enfin fini, ils sont parti, pour toujours, sans se dire un mot... Personne ne leur à dit au revoir, tous le monde baissait ou levait la tête... Mais bon dieu! C'était peut-être pour la refiler à un pote la capote, c'était peut-être pas pour lui, il l'avait peut-être trouver par terre, il voulait la refiler à son fiston, pour le coup où! On lui avait fait un cadeau, il n'avait pas su refuser...  Allez savoir?

 

 

 

 

 

             

 

     

 


Par Ronan Berrehouc
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Mercredi 23 juin 2010 3 23 /06 /Juin /2010 14:54

IL

 

 

            Il est innocent quand il n'est pas coupable! Il est souvent coupable par innocence. Il ne ment pas presque jamais, non, il ment toujours... Pour se défendre il vous dirait que la vérité est un trop beau mensonge. Il n'a peur de rien, sauf peut-être du vide, sauf des filles... les filles ça le torture! C'est ce qu'il croit... Alors il s'en méfie. Depuis toujours. Mais il les a bien cherché les filles, et il continue... Tout est de sa faute... Il le sait. Il les aime toutes...

            C'est un enfant perdu, sur une plage immense, qui essaye de compter les grains de sable. Son horizon est un leurre, un grand soleil qui se repose sur une mer bleue endormie... Rien ne lui semble impossible! Rien ni personne ne lui ressemble, il est un modèle unique. Finalement: Il est à peu près comme tout le monde... Il est impatient, il a appris à attendre un peu (la pêche peut-être?!). Il déteste la musique festive, c'est son pire ennemi avec le reggae! Ça lui donne de l'urticaire, ça lui file des boutons, ça lui ramène des pustules pleins les fesses. Il déteste la fête en général. Il déteste beaucoup de choses mais pas les gens... Même s'il peut vous cracher à la gueule ou vous pisser dessus de temps en temps... Il le regrettera plus tard, à vie, à s'en bouffer les ongles, jusqu'au sang, jusqu'au cercueil...

            Il aime rigoler. Ah! Ça oui. Il n'aimerait qu'ça finalement si c'était possible! Non. Il aime boire aussi, pour être certain que la vie n'est pas qu'un rêve, pour voyager dans le passé, pour plus penser à rien surtout. Au fond de son verre il y a sa peur, incommensurable... celle du vide. C'est un gouffre à lui tout seul, un puits sans fond...

            Il adore la vie, il aime la mer à en mourir, un amour impossible!? Il raconte énormément de conneries! Il raffole de ça, plus que tout. C'est un faux cynique, un faux pessimiste, un faux timide peut-être aussi, qui le sait? Pas lui en tous cas. Il est réservé. Mais il peut être exubérant... C'est un moyen de défense. Il voudrait vous en raconter bien plus, vous faire pleurer sur son sort. S'il en raconte, c'est pour se vider. Il la ramène pas beaucoup. Il part toujours perdant, il ne s'avoue jamais vaincu, il gagne souvent, il perd presque toujours. Il croit en beaucoup de choses, il n'y croit plus beaucoup en général... Il courre derrière ses chevaux de bataille... Il a de l'amour à vous revendre, il ne donne rien gratuitement sauf son amitié, alors c'est a vie, ou presque... (sic!) Il a trop d'amis. Il n'aime pas paraître. Il aime apparaître! Il est compliqué. Bien plus que ça! Ouhlala...

            Il n'aime pas jouer aux cartes ni aux monopoly, ni a toutes ces conneries! Il aime les échecs, même s'il en joue très mal... Il redécouvre tout, tous les jours. Il a mille vie par jour parce qu'il ne voudrait pas crever au bout d'une seule... Il ne pleure jamais, même s'il s'en verse une p'tite larme tous les jours. Il est corrompu en surface, il est intègre à l'intérieur. Il voyage par amour, comme d'autre voyage par avion. Il a choisi de voilier. Il est tellement sensible qu'il doit tout se faire passer  au-dessus de la tête, sinon... C'est la catastrophe! Il en voudrait plus, toujours plus. Il aime le silence, il adore la musique qui fait du bruit, beaucoup de bruit. Il n'explique rien, il constate. Il s'explique surtout. Il est « égodécentré », Il n'a pas d'avis, il en donne mille. Il ne voudrait jamais mourir... sauf certains jours. Il oublie qu'il n'y a pas deux choix. Alors il attend du mieux qu'il peut. Il verra bien...

            Il déçoit parfois! Ça le déçoit. Il met de côté pas mal de ses sentiments pour y revenir plus tard. Il en découvre d'autres, tous le jours. Il a la vie devant lui, pas mal derrière aussi. Il ne croit pas à « l'expérience ». S'il s'avance c'est pour camper sur ses positions, il ne connait pas la marche arrière... Il a tord! Et alors... Il voudrait aimer, il n'y arrive qu'a moitié. Il rêve a un bonheur qui n'existe pas, ça lui fait mal, terriblement mal. Il s'exprime mal avec beaucoup d'assurance. L'amour est son idole, Kurt Cobain aussi un peu avec Henry Miller! L'amour est un traitre... Il sait être gentil, il peut être méchant. Il ne défend jamais son bifteck. Il vote très à gauche, il ne vote même pas d'ailleurs, y'a pas assez de gauche. Il n'a pas d'amarres ou il les largue souvent! Il ne vous aime pas, il vous déteste pour de faux! C'est comme ça, Il est comme ça, c'est ce qu'il croit...     

 

 

 

 

Par Ronan Berrehouc
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Samedi 15 mai 2010 6 15 /05 /Mai /2010 16:50

 

 

             Elle a la bouille friponne, la frimousse d'un chat perché au sommet d'un arbuste et l'élégance désinvolte d'une tigresse se pavanant dans la savane... L'allure mal assurée d'une pelleteuse devant un chantier qui va commencer, et les tergiversations d'une petite fille perdue dans le rayon des glaces d'un supermarché. Elle s'avance pour être certaine de pouvoir (devoir) faire marche arrière... Elle fera (de toutes les façons) marche arrière pour refréner de folles envies d'aller plus loin. Elle vous virevolte-face dans la figure! Elle regrettera dans la seconde ce qu'elle vient d'oser. Elle ose par à-coup, comme un marteau piqueur pris de doute sur la solidité du mur qu'il tente de perforer... Elle joue des coudes pour (s')occuper (de) sa place, elle jouerai du tambour pour vous faire taire (Exactement de la même manière que pour vous plaire!). Elle joue partout, elle joue tout le temps, elle joue de tout. Elle se joue, elle en joue, elle vous joue des tours et vous met en joue. Elle avoue à demi mots plutôt qu'à voix basse. Elle renie (dénie) à voix haute... Je dirai qu'elle ne manque pas d'air!!! Je dirai qu'elle se débat pour ne pas avoir l'air. Je dirai qu'elle a l'allusion facile et les illusions bien en place. Elle a perdu ses désillusions. Elle a du rêve plein les cheveux, le matin, quand ils lui masquent une partie du visage, quand elle dort... je vous dirait qu'elle est belle. (Et alors!!!).  Elle a tout juste l'audace de sa timidité, c'est sa manière de prétendre à un bel équilibre. Elle peut vous porter l'estocade à tous moments: et vous êtes mort! (Arghhhhhhhhh!) Elle peut vous sourire à tous moments et vous êtes mort aussi! (mais là, c'est Yahouuuuuuu!)  Elle a des petits pieds, des petites mains, des beaux seins, et une sacrée paire de fesses... Elle n'a pas les mots, sinon tout  déformés par je ne sais quoi? Mais elle sait vous faire comprendre. Elle a beaucoup de choses que je n'ai pas... Elle a faim à moitié! Elle aime pas si ça va trop vite, elle aime quand on prend son temps. Elle n'aime pas si on prend trop son temps. Elle aime (c'est un jeu?) échapper à votre regard. Elle vous regarde (peut-être?) quand vous êtes ailleurs. Elle ne pense pas qu'a ça. Elle pense quand même à ça souvent. Elle oubli que l'amour est ailleurs! Elle oubli vite. Elle peut (sait) ne pas oublier non plus. Elle s'oublie peut-être parfois... Elle reste au loin. Elle s'arrange. Elle vous arrange. Elle vous dérange. Elle rougit merveilleusement (du front et du nez!) Elle vous enfonce, malheureusement... Elle vous détruit malencontreusement...  Elle ne boit pas comme un trou, elle boit facilement. Elle pose ses barrières mais elle vous fabrique des ponts! Elle oublie qu'on peut être deux sauf quand vous lui faites de la lecture (George Perros, papiers collés, ou Henry Miller, Sexsus) alors... Alors seulement, elle vous caresse les cuisses et les hanches! Et c'est... Mmmmmmmh). Elle vous dégomme. Elle vous rature. Elle vous efface. Elle vous réécrit.  Elle vous dévoile à vous même un peu aussi. Elle n'attend rien, de rien, elle voudrait tout. Elle voudrait... Elle ment. Elle dit vrai quand même. Elle ne doit pas pleurer sinon en cachette (mais là j'ai un doute!). Elle devine presque. Elle vous « tatouche » de partout pour voir si vous n'êtes pas nulle-part. Elle croit que je mens. Elle réclame un noyau de vérité dans le fruit d'un rêve. Il faut la faire rêver (au sens propre, elle n'aime pas le sens figuré.). Elle aime le rêve réveillés. Elle relève tout. Elle vous le fait savoir. Elle peut vivre loin des rêves. Mais elle ne sait pas tout les rêves. Elle ne sait pas tout... Elle cogite peut-être! Elle n'en a presque pas l'air. Mais quand même! Elle vous fait miroiter mille couleurs, elle vous en en fait voir tout autant! Elle n'en démord pas... Elle ne lâche rien, elle n'as pas tord. Elle a compris et ça suffit maintenant! Elle se fout bien de votre gueule aussi... Elle n'aime pas perdre. Je ne pense pas qu'elle aime gagner non plus. Elle voudrait qu'on lui offre des fleurs, elle les jetterai dans un feu sacré. Elle aime quand on cause. Elle aime. Elle aime pas. C'est elle qui voit... Et c'est très bien comme ça.        

 

Par Ronan Berrehouc
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Samedi 15 mai 2010 6 15 /05 /Mai /2010 16:47

 

            Sacré bordel d'être là, assis devant une feuille blanche, exhortant des mots à s'arracher des méninges pour les envoyer s'encrer sur du papier. Ça n'était pas une mince affaire, Ah! ça non. Mais il le fallait, ça oui. A un moment pourtant, j'avais bien failli renoncer: « Je laisserai jaunir ma putain de feuille blanche sur mon bureau, je m'enivrerai, je m'en irait vivre, pardon! loin, très loin, sans papier, sans encre, sans stylographe et avec plein d'alcool et des jolies filles qui seraient toutes follement amoureuses de moi! » Voilà comment que j'avais élaboré mon super plan que j'avais dessiné dans ma tête, ce soir là. Mais alors une montagne de mots seraient rester moisir quelque part au fond de ma cervelle... C'était Impensable que j'avais fini par penser. Donc, j'étais resté là, assis, devant ma feuille blanche, ça avait duré, des heures et puis des jours et puis des mois, à tenter d'exhumer des mots de feue mon imagination... Tout le monde avait fini par m'oublier, ou presque. Certains racontaient que j'étais devenu fou en tentant d'échapper à la réalité, d'autres affirmaient que j'étais mort, d'autres encore prétendaient que j'errais comme une âme damnée entre les lignes d'une effroyable histoire. En fait personne ne savait, sauf les mots!

 

            La révolte avait sonné en même temps que son réveil tandis que la lune se carapatait en douce avec les plus belles étoiles dans un p'tit coin du ciel et qu'il tentait dans un demi sommeil de juguler une prometteuse érection, 1/ en étranglant froidement son gland, 2/ en essayant de penser à une partie de pêche au bar qu'il avait faite un beau soir de Juillet sur la pointe de Kervel bien des années auparavant! Sans doute cette turgescence devait elle pour beaucoup à un rêve surréaliste et peuplé de créatures nues, voluptueuses et caressantes! Pourquoi est-ce à ce moment que la révolte sonna? Il ne le sut pas. Quelques mots insurgés lui avaient d'abord perforé l'encéphale. Il se souvient de « chignole », « massue », « burin ». Ensuite, d'autres  prirent le relais et déboulèrent en masse à travers le trajet profond de son système nerveux, s'infiltrant jusque dans les nerfs collatéraux de ses doigts avant de s'écouler, environ une demi heure, un café, une cigarette et une petite branlette plus tard, par l'embout fendu de son stylographe. Le mot « danger » fut le premier à se risquer sur la fibre végétale, cette terre inconnu pour les mots non-écrits. Le mot « imprévu » se lança également dans l'aventure en dérapant sur le papier. S'en suivi un flot ininterrompu d'autres mots. Tous se bousculaient au porte de son écriture. Toutefois, aucun d'entre eux ne faisaient réellement le malin une fois poser sur la page et tous s'alignaient tant bien que mal les uns à la suite des autres. La nervosité, le trac et l'incertitude quant au sort qui leur était réservé les rendaient parfois illisibles. Ils demeuraient longtemps sous la menace d'une correction d'orthographe, d'une règle de grammaire voir d'une mise à mort par un synonyme préféré ou pire, par un perfide faux amis. La sanction la plus effroyable étant sans conteste la biffure qui les condamnaient alors à l'errance éternelle, à l'existence inutile et misérable d'un paria. Les mots entre eux ne se font pas de largesses, non, ils s'entretuent!  La concurrence est acharnée... Il faut comprendre... Je sais de quoi je vous parle puisque j'en suis un, oui moi, celui qui vous cause, pas celui qui vous écrit! C'est pourquoi je pense avoir mon mot à dire la dessus. Tenez, prenons mon cas par exemple, j'ai à lutter contre près de deux cent synonymes exaltés, de véritables barbares, des sauvages, des cannibales... C'est une guerre permanente, dévastatrice et sans merci, avec une seule devise : « Que le meilleur vous soit écrit, et qu'il ne soit fait aucun quartier ». J'allais en oublié ce duel ultime, celui qui m'oppose depuis presque la nuit des écritures à mon pire ennemi, un english! Arrrrgh! Perfide Albion... Mais j'y reviendrai plus tard, n'allons point trop vite voulez vous? En effet, l'écriture, autrement dite, la vie d'un mot comporte d'incessants tourments et de nombreuses vicissitudes. Sa naissance est souvent hasardeuse, nombreuses sont les fausses couches et plus encore les prématurés (la couveuse n'existe point). L'emploi du forceps est chose courante et la sage femme est souvent une belle fille qui s'est fait la malle...  Pour nous la pédiatrie est une hérésie totale. Notre mère à tous est  l'imagination débordante et notre père (du moins pour le cas présent!) un coureur de jupon refoulé au cœur tourmenté, un existentialiste romantique et parfaitement dépravé. (C'est qui ce mot là pour dire des choses pareil?) La plupart du temps nous autres, les mots, vivons dans une peur permanente de nos parents... Jamais vraiment à la bonne place, toujours entrain de jouer aux annotations dans les interlignes ou dans les marges quand c'est à propos de travail et de concentration que père et mère se concertent. Nous détestons écrire des histoires d'amour, nous les brisons, parfois même inconsciemment. Nous sommes des frappés du ciboulot je vous dis. Nous sommes prêts à tout! On vous complique la vie, pour un ni oui, ni non, on vous offre un peut-être... On s'acharne à vouloir vous mentir, à démentir. On vous envoi en enfer à deux lignes du paradis. On rebondit! On jure et on parjure, on ne fait que ça. On est bourré de maladie, l'élision, l'hiatus, l'euphonie, l'haplologie, l'explétif... Bref nous sommes de vrais casse couille.                 

 

                                                                                 Éventuellement à suivre...

 

Signé: le mot qu'é-crier

 

 

 

 

 

 

 

     

 

Par Ronan Berrehouc
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