
A mon retour, il s’est trouvé beaucoup de gens qui n’étaient pas partis, pour me dire qu’avec un peu de fantaisie et de concentation ils voyageaient tout aussi bien sans lever le cul
de leur chaise. Je les crois volontiers. Ce sont des forts. Pas moi. J’ai trop besoin de cet appoint concret qu’est le déplacement dans l’espace. Heureusement d’ailleurs que le monde s’étend pour
les faibles et les supporte, et quand le monde, comme certains soirs sur la route de Macédoine, c’est la lune à main gauche, les flots argentés de la Morava à main droite, et la perspective
d’aller chercher derrière l’horizon un village où vivre les trois prochaines semaine, je suis bien aise de ne pouvoir m’en passer. [ L’usage du monde, N. Bouvier]
J’avais une maison au bord de la mer. Mais pour aller à la plage il fallait passer devant un bar. Je n’ai jamais vu la mer. [ J. Best, Grand footbaleur de Manchester
United]
_Finalement, ce tésor, on l’a vu ou pas ?
_Nous avons voulu le voir même s’il n’y était pas… Mais le trésor existe sûrement, caché par des démons taquins et il reste introuvable parmi les labyrinthes de nos questions et de nos
réponses… [ Corto Maltese & Raspoutine, La maison dorée de Samarkand]

Aucune page blanche, que de nuits blanches…
Au risque de déplaire, J’ai écris, beaucoup et si cela vous ennuie, vous pouvez toujours refermer la page, ça ne me dérangera pas, au contraire.
Pour ce qui ont encore le temps de voyager ils trouveront par ici des tapis de verres pilés, et des montagnes de cotons les plus tendre, des cicatrices ouvertes et la pulpe des fruits d’une passion…
Le voyage est a l’intérieur autant qu’a l’extérieur. Je n’écris pour personne, je creuse simplement
mon sillon à l’aide des mots qui sont ici le soc de ma charrue. Je voyage à mon compte. Égoïste bien évidemment et alors? Je me souhaite un long et beau voyage… Je
vous souhaite du bonheur à me lire.
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