Ils ont dit:






   A mon retour, il s’est trouvé beaucoup de gens qui n’étaient pas partis, pour me dire qu’avec un peu de fantaisie et de concentation ils voyageaient tout aussi bien sans lever le cul de leur chaise. Je les crois volontiers. Ce sont des forts. Pas moi. J’ai trop besoin de cet appoint concret qu’est le déplacement dans l’espace. Heureusement d’ailleurs que le monde s’étend pour les faibles et les supporte, et quand le monde, comme certains soirs sur la route de Macédoine, c’est la lune à main gauche, les flots argentés de la Morava à main droite, et la perspective d’aller chercher derrière l’horizon un village où vivre les trois prochaines semaine, je suis bien aise de ne pouvoir m’en passer. [ L’usage du monde, N. Bouvier]

undefined  







   J’avais une maison au bord de la mer. Mais pour aller à la plage il fallait passer devant un bar. Je n’ai jamais vu la mer. [ J. Best, Grand footbaleur de Manchester United]

undefined  







_Finalement, ce tésor, on l’a vu ou pas ?
_Nous avons voulu le voir même s’il n’y était pas… Mais le trésor existe sûrement, caché par des démons taquins et il reste introuvable parmi les labyrinthes de nos questions et de nos réponses…  [ Corto Maltese & Raspoutine, La maison dorée de Samarkand]

undefined











Derniers Commentaires

Mercredi 23 juin 2010 3 23 /06 /Juin /2010 14:57

 

            Mon amour, je voudrais, j'en prie les avenirs, te retourner sur mes terres, et goûter entre tes jambes le ruisseau d'été. Enrober de miel ton corps et faire au soleil, l'abeille. Dépenser follement de l'argent en lingerie italienne. Te saillir dans tous les palaces décrépis de la vieille Europe et qu'on n'y lave plus jamais, après nous, les draps, mouillés par nos ébats.

            A toi la seule à ma misère, à toi que je revêts des fortunes que je n'ai pas...

 

Tanger, À toi la seule à ma misère

 

            La déconfiture ça me colle à la figure! Hein? Comment? Non, je disais juste que la DÉ-CON-FI-TURE ça me colle à la figure... C'est à vous en faire tomber les accoudoirs par terre. On croit s'être assis sur un nuage et puis... Patatra! C'est la chute libre et vertigineuse... Le sale piège. Et puis ça dure... ça dure!  Alors pendant cette chute, en attendant le choc final, on reprend les pas de danse sous la torture du samedi soir, on se remet à casser des cordes sur une guitare, on entame la lecture de romans pervers et déjantés, on bave... Ah! C'est bien.

 

            Samedi matin, je suis passé faire un tour au salon du livre, à Montabo, c'était bien, y'avais par là-bas quelques jolies filles toutes fraîches qui cherchaient des beaux romans d'amour écrit à l'encre rose. J'en suis sorti avec « La possibilité d'une île » de M. Houellbecq, « L'orgie » de J. Fante et « Journal d'un vieux dégueulasse » de C. Bukowski... Mais pas avec une fille amoureuse et tendre et compréhensive et qui vous prendrai tendrement par la main pour vous envoyer loin des trous noirs et profonds! J'rêvais, j'visais haut, vous m'direz! J'ai même failli revenir bredouille, vu qu'au moment de faire mon code de carte bleue pour payer les bouquins, je ne m'en suis pas rappelé... Du coup, c'est Béné et Sylvain qui m'ont dépanné.

 

 

            « Tu pourrais faire un peu de tourisme sexuel... proposais-je. À Cuba, il y en a qui sont très gentils. »

            Elle sourit, hocha la tête. « On préfère les pédés soviétiques... » dit-elle d'un ton léger, imitant furtivement ce style qui avait fait ma gloire. Puis elle reprit son sérieux, me regarda droit dans les yeux (c'était un matin très calme; la mer était bleu, étale).

            « Tu ne t'es toujours pas tapé de pute? Demanda t'elle.

–    Non.

–    Eh bien moi non plus. »

            Elle frissonna malgré la chaleur, baissa les yeux, les releva.

            « Donc reprit-elle, ça fait deux ans que tu n'as pas baisé ?

–    Non.

–    Eh bien moi non plus »

            Oh nous étions des petites biches, des petites biches sentimentales ; et nous allions en crever.

 

M. Houellbecq , La possibilité d'une île

 

            Samedi soir, j'ai cassé mes claquettes en rentrant, j'avais du leurs en mettre un sérieux coup à danser pendant des heures à la soirée, alors j'ai continué la balade pieds nus, et me suis écorché le pied gauche sans marcher dans la merde pour autant... C'était sous la pluie, en allant chez V., vers 4 ou 5heure (on sait pas!), j'étais avec M., une amie. On marchait pas droit du tout, on rigolait bien un peu! On n'évitait même pas les flaques... On s'en foutait complètement. Une belle soirée de challenger! M. elle comprendra, on en a parlé...

 

            Sinon! Bien... Oh! rien de fantastique non plus. Je bosse, je révise, je rabâche... Ah! Oui, avec M. une autre M... Pas celle du dessus, c'est fini! ça n'a jamais commencé en fait... Les tortues c'est juste des tortues, c'est jolies mais ça n'a rien à voir avec un dieu quelconque. Les tortues ça vaut pas les étoiles qu'on s'accroche dans le ciel... Les tortues ça vaut pas une bière fraîche (j'exagère!) Comme ça qu'ELLE m'a dit par texto:  « pa, intéressé / tro biére dan ta vi ». Moi je les pisse chaque soirs mes bières, ça donne un arrière-goûts de réponses à certaines de mes questions... N'est-ce-pas? Et j'm'en sort plutôt bien. J'arrêterai quand bon me semblera. Ma vie est ce qu'elle est: dents de scie que j'aiguise quand c'est nécessaire... A la base, je dis bien à la base! Je suis quelqu'un de fondamentalement gentil... Ça suffit! Normalement? Largement! Et puis bof! Chacun n'est que ce qu'il est, n'est-ce pas? Je n'aime pas la méchanceté...

 

 

            You are made of what you've left behind

            You can fight or sleep on it awhile

 

Coming soon, What you've left behind

 

           


      Je les regarde bien en face pourtant, les gens. Bah! Que voulez vous? Allez, on s'assoit, on discute un peu? Deux minutes, là tranquille. Tenez, j'vais vous faire une confidence... C'est vrai quoi! En fait j'ai décidé (c'était avant hier soir, ça m'est venu comme ça au Poulot's bar qui n'est finalement pas parti à cause d'un problème de moteur) que j'allais devenir un vrai célibataire, ouep! Pour de bon, devenir vieux et con... (Ah! Ahhh!). Je serai plus heureux comme ça, je crois! CON. Na! Bon! Bah! Ça c'était avant hier soir... Mais quand même... C'est vrai quoi? Après tout y'a pas de mal à ça... Hein! N'est-ce pas. AHHHHHHHHHH!!! le sexe, vous me direz, ARGHHHHHHHHHH!!! le SEXE!!! je vous répondrai. Et bien j'emmerde le sexe... Voilà, ouep! Bye bye, tchao, kenavo... EUNUQUE, CASTRAT et puis Youpi-tralala! (j'vous cache pas qu'en écrivant ça, ça complique ma vie à la marina, vu que y'en a qui vont voir ce blog, et qui z'ont du mal à me reconnaître, le soir avec mon beau sourire pincé aux commissures.) Quand j'ai annoncé ça, y se sont tous bien marrés au Poulot's bar... J'ai bien ris aussi, j'arrivais pas à me croire... Moi, l'amant éternelle.

 

            après avoir pulvérisé mon verre contre le mur, je suis sorti et me suis trouvé une autre femme. j'avais la gueule amochée, elle avait une gueule d'ange. elle m'a suivi dans mon lit. Par la fenêtre ouverte, une pluie fine nous a recouverts. c'était délicieux. Si délicieux que nous avons fait deux fois l'amour et que lorsque le sommeil nous a pris, nous avons tourné nos visages vers la fenêtre afin que la pluie continue de nous arroser. Au matin, les draps étaient trempés et nous n'étions qu'éternuements et rires.

       C.Bukowski, Journal d'un vieux dégueulasse

 

 

            Reçu un message de S. sur Internet, via fessedebouck:

–    T'es où, tu fais quoi?  

 



Capote:

           J'étais à la laverie, à Rémire, avec pas mal de linge sale à laver, normalement je le lave avec les mains ou chez V. à la machine. Mais là, vu qui s'arrête plus de pleuvoir depuis des lustres, y'a rien qui sèche.

            Alors comme ça j'attendais que la grosse brésilienne elle retire son linge du séchoir, elle en avait une tonne! Elle triait tout en plus, dans trois paniers, dont un réservé uniquement pour sa  bonneterie, entendez par là ses petites culottes taille XXXL aux charmes fou bien sûr! Ça allait des noires en dentelles à des roses bonbons rapiécés... Et puis, comme ça, au beau milieu de tout! Elle a trouvé une capote dans son linge propre, une Hansaplast®, j'ai reconnu tout de suite la marque, j'utilise les même à l'occasion (Elle son facile à ouvrir, même dans le noir, avec trois grammes)...! Elle a regardé une autre brésilienne, une énorme, en bermuda bleu roi, avec des pis gigantesques, des poils de barbe frisés sur le bas des joues et le menton, et des coquilles d'huitres en guise de boucles d'oreilles, elle avait les ongles de pieds peinturlurés en mauve, ça la dépareillait complètement, ch'uis pas là pour juger...  Elle, elle lui a dit à l'autre qui avait trouvé la capote Hansaplast®: « tous les même ces hommes », ça en disait long sur comment que les femmes nous jugent, nous autres, les pauvres hommes... Alors, elle à dit à sa petite fille, qui elle n'avait pas encore de surcharge pondérale, d'aller chercher son papa qui faisait le malin dehors avec un pote. Le papa est arrivé, elle a jeté la capote sur la table à plier le linge, devant tout le monde qui venait laver son linge sale en famille, à la laverie de Rémire. Elle a fait cela sans même lever la tête, comme ça, pleine de nonchalance, sans même dire un mot. La capote sur la table, elle à glisser sur au moins 50cm. Tout le monde a suivi la capote des yeux. Le papa, il l'a vite ramassé et glissé dans sa poche la capote. Il faisait plus trop le malin. Il s'est approché du panier à linge, il a aidé sa bonne-femme à mettre le linge propre dans les paniers, il était tout maladroit, penaud, il essayait de s'appliquer, il n'y arrivait pas, il n'avait pas l'habitude, c'était la première fois. Quand ils ont enfin fini, ils sont parti, pour toujours, sans se dire un mot... Personne ne leur à dit au revoir, tous le monde baissait ou levait la tête... Mais bon dieu! C'était peut-être pour la refiler à un pote la capote, c'était peut-être pas pour lui, il l'avait peut-être trouver par terre, il voulait la refiler à son fiston, pour le coup où! On lui avait fait un cadeau, il n'avait pas su refuser...  Allez savoir?

 

 

 

 

 

             

 

     

 


Par Ronan Berrehouc
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Retour à l'accueil

En liberté



                                                                              BILLET  D'HUMEUR
                                                                      PAR  DES  MOTS  VOYAGEURSundefined

Catégories

Recommander

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés