Ils ont dit:






   A mon retour, il s’est trouvé beaucoup de gens qui n’étaient pas partis, pour me dire qu’avec un peu de fantaisie et de concentation ils voyageaient tout aussi bien sans lever le cul de leur chaise. Je les crois volontiers. Ce sont des forts. Pas moi. J’ai trop besoin de cet appoint concret qu’est le déplacement dans l’espace. Heureusement d’ailleurs que le monde s’étend pour les faibles et les supporte, et quand le monde, comme certains soirs sur la route de Macédoine, c’est la lune à main gauche, les flots argentés de la Morava à main droite, et la perspective d’aller chercher derrière l’horizon un village où vivre les trois prochaines semaine, je suis bien aise de ne pouvoir m’en passer. [ L’usage du monde, N. Bouvier]

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   J’avais une maison au bord de la mer. Mais pour aller à la plage il fallait passer devant un bar. Je n’ai jamais vu la mer. [ J. Best, Grand footbaleur de Manchester United]

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_Finalement, ce tésor, on l’a vu ou pas ?
_Nous avons voulu le voir même s’il n’y était pas… Mais le trésor existe sûrement, caché par des démons taquins et il reste introuvable parmi les labyrinthes de nos questions et de nos réponses…  [ Corto Maltese & Raspoutine, La maison dorée de Samarkand]

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Samedi 15 mai 2010 6 15 /05 /Mai /2010 16:50

 

 

             Elle a la bouille friponne, la frimousse d'un chat perché au sommet d'un arbuste et l'élégance désinvolte d'une tigresse se pavanant dans la savane... L'allure mal assurée d'une pelleteuse devant un chantier qui va commencer, et les tergiversations d'une petite fille perdue dans le rayon des glaces d'un supermarché. Elle s'avance pour être certaine de pouvoir (devoir) faire marche arrière... Elle fera (de toutes les façons) marche arrière pour refréner de folles envies d'aller plus loin. Elle vous virevolte-face dans la figure! Elle regrettera dans la seconde ce qu'elle vient d'oser. Elle ose par à-coup, comme un marteau piqueur pris de doute sur la solidité du mur qu'il tente de perforer... Elle joue des coudes pour (s')occuper (de) sa place, elle jouerai du tambour pour vous faire taire (Exactement de la même manière que pour vous plaire!). Elle joue partout, elle joue tout le temps, elle joue de tout. Elle se joue, elle en joue, elle vous joue des tours et vous met en joue. Elle avoue à demi mots plutôt qu'à voix basse. Elle renie (dénie) à voix haute... Je dirai qu'elle ne manque pas d'air!!! Je dirai qu'elle se débat pour ne pas avoir l'air. Je dirai qu'elle a l'allusion facile et les illusions bien en place. Elle a perdu ses désillusions. Elle a du rêve plein les cheveux, le matin, quand ils lui masquent une partie du visage, quand elle dort... je vous dirait qu'elle est belle. (Et alors!!!).  Elle a tout juste l'audace de sa timidité, c'est sa manière de prétendre à un bel équilibre. Elle peut vous porter l'estocade à tous moments: et vous êtes mort! (Arghhhhhhhhh!) Elle peut vous sourire à tous moments et vous êtes mort aussi! (mais là, c'est Yahouuuuuuu!)  Elle a des petits pieds, des petites mains, des beaux seins, et une sacrée paire de fesses... Elle n'a pas les mots, sinon tout  déformés par je ne sais quoi? Mais elle sait vous faire comprendre. Elle a beaucoup de choses que je n'ai pas... Elle a faim à moitié! Elle aime pas si ça va trop vite, elle aime quand on prend son temps. Elle n'aime pas si on prend trop son temps. Elle aime (c'est un jeu?) échapper à votre regard. Elle vous regarde (peut-être?) quand vous êtes ailleurs. Elle ne pense pas qu'a ça. Elle pense quand même à ça souvent. Elle oubli que l'amour est ailleurs! Elle oubli vite. Elle peut (sait) ne pas oublier non plus. Elle s'oublie peut-être parfois... Elle reste au loin. Elle s'arrange. Elle vous arrange. Elle vous dérange. Elle rougit merveilleusement (du front et du nez!) Elle vous enfonce, malheureusement... Elle vous détruit malencontreusement...  Elle ne boit pas comme un trou, elle boit facilement. Elle pose ses barrières mais elle vous fabrique des ponts! Elle oublie qu'on peut être deux sauf quand vous lui faites de la lecture (George Perros, papiers collés, ou Henry Miller, Sexsus) alors... Alors seulement, elle vous caresse les cuisses et les hanches! Et c'est... Mmmmmmmh). Elle vous dégomme. Elle vous rature. Elle vous efface. Elle vous réécrit.  Elle vous dévoile à vous même un peu aussi. Elle n'attend rien, de rien, elle voudrait tout. Elle voudrait... Elle ment. Elle dit vrai quand même. Elle ne doit pas pleurer sinon en cachette (mais là j'ai un doute!). Elle devine presque. Elle vous « tatouche » de partout pour voir si vous n'êtes pas nulle-part. Elle croit que je mens. Elle réclame un noyau de vérité dans le fruit d'un rêve. Il faut la faire rêver (au sens propre, elle n'aime pas le sens figuré.). Elle aime le rêve réveillés. Elle relève tout. Elle vous le fait savoir. Elle peut vivre loin des rêves. Mais elle ne sait pas tout les rêves. Elle ne sait pas tout... Elle cogite peut-être! Elle n'en a presque pas l'air. Mais quand même! Elle vous fait miroiter mille couleurs, elle vous en en fait voir tout autant! Elle n'en démord pas... Elle ne lâche rien, elle n'as pas tord. Elle a compris et ça suffit maintenant! Elle se fout bien de votre gueule aussi... Elle n'aime pas perdre. Je ne pense pas qu'elle aime gagner non plus. Elle voudrait qu'on lui offre des fleurs, elle les jetterai dans un feu sacré. Elle aime quand on cause. Elle aime. Elle aime pas. C'est elle qui voit... Et c'est très bien comme ça.        

 

Par Ronan Berrehouc
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