Ils ont dit:





   A mon retour, il s’est trouvé beaucoup de gens qui n’étaient pas partis, pour me dire qu’avec un peu de fantaisie et de concentation ils voyageaient tout aussi bien sans lever le cul de leur chaise. Je les crois volontiers. Ce sont des forts. Pas moi. J’ai trop besoin de cet appoint concret qu’est le déplacement dans l’espace. Heureusement d’ailleurs que le monde s’étend pour les faibles et les supporte, et quand le monde, comme certains soirs sur la route de Macédoine, c’est la lune à main gauche, les flots argentés de la Morava à main droite, et la perspective d’aller chercher derrière l’horizon un village où vivre les trois prochaines semaine, je suis bien aise de ne pouvoir m’en passer. [ L’usage du monde, N. Bouvier]
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   J’avais une maison au bord de la mer. Mais pour aller à la plage il fallait passer devant un bar. Je n’ai jamais vu la mer. [ J. Best, Grand footbaleur de Manchester United]

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_Finalement, ce tésor, on l’a vu ou pas ?

_Nous avons voulu le voir même s’il n’y était pas… Mais le trésor existe sûrement, caché par des démons taquins et il reste introuvable parmi les labyrinthes de nos questions et de nos réponses…  [ Corto Maltese & Raspoutine, La maison dorée de Samarkand]

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Derniers Commentaires

Mardi 3 août 2010 2 03 /08 /Août /2010 23:12

 

    2h½ de marche pour rien, pour le plaisir, pour avancer! Il faisait diablement chaud, j'ai dû m'arrêter chez un chinois pour absorber une bière fraîche et dévorer un Lion (la barre chocolatée!). Me suis surpris entrain de siffler Piaf, assis sur des marches, (comme un petit oiseau sur sa branche?) à l'entrée de la salle de fitness qui jouxtait le chinois: Il est entré dans mon cœur une part de bonheur... Pas facile de siffler ça en pleine crise existentielle... sans sa part de bonheur, on siffle faux!

 

 

Valou c'est mon Amérique à moi! Même que si la vie avait un sens, elle serait ce sens!

Extrait du Tchat:

Elle: Combien de temps ça met à arriver un colis dans ton trou du cul?

Moi: ça dépend de l'état de mon sphincter.

 

   Le colis est arrivé avec une lettre, une vraie, vous savez, avec des vrais mots, écrits à l'encre sur du papier, comme au siècle dernier... Et puis ce livre de Kurt Cobain: Journal, musiques & Cie. J'ai commencé à le lire en ouvrant une bière... Plus tard, quand la nuit s'était bien installée, j'ai navigué grand largue jusqu'à une pauv' soirée chez de parfaits inconnus qui m'avaient même pas invités. Pas grand chose à se mettre sur la rétine, encore moins dans le cerveau... Du petit bonheur de contrefaçon. Font superbement semblant d'être heureux les gens, ça m'insupporte, ça me dégoûte, ça m'écœure, ça me saoule... Je suis resté assis dans le jardin, immobile, statufier (encore une fois), à les regarder dilapider leur optimisme, en lorgnant sur le punch coco qu'il faudra à n'importe quel prix achever... Je suis rentré en bourlinguant. J'ai terminé Journal, musique & Cie... Merci d'avoir existé Kurt!

 

Extraits:

J'aime le punk rock. J'aime les filles aux yeux étranges. J'aime les drogues, mais mon corps et mon esprit ne m'autorisent pas à en prendre. J'aime la passion. J'aime les choses bien construites. J'aime l'innocence. J'aime l'ouvrier et lui suis reconnaissant d'exister pour permettre aux artistes de ne pas avoir à se taper les boulots merdiques. J'aime étouffer la goinfrerie. J'aime gâcher mes atouts.

 

   Je ne sais pas ce que je vais écrire, je ne sais pas même pour qui je vais écrire. Enfin? Peut-être que si, mais je n'ai pas le droit de vous le dire... Voilà des mois que j'avais une grosse boule en feu dans mes entrailles, et puis, elle est remontée, comme ça, sans trop prévenir. Elle attendait impatiemment son heure, et son heure est arrivée. Je l'ai retenue le plus longtemps possible, avec de l'alcool et puis des filles, sans oublier le tabac jour et nuit bien évidemment. Mais je la sentais quand même cette boule qui me brûlait, qui frappait, qui mordait, qui m'écorchait la parois intestinale, là quelque part, à l'intérieur, dans mon bas ventre. Alors j'ai augmenté les doses, et encore, et encore, jusqu'au moment ou j'ai compris que je n'y couperai pas, que s'était un faux combat, Une ruse de l'esprit... Que j'allais finir par y passer... Vaut mieux que je m'arrête là!

 

 

   Franchement, ça n'allait pas très fort ces derniers jours, pas le moral, mais alors pas le moral du tout... Beaucoup de sanglots, retenus parfois, libérés souvent. Des sanglots restés cachés quelque part au fond mon âme, qui sont remontés par le biais de souvenirs édulcorés, de belles choses qui finalement n'en furent pas! Faut savoir faire le dos ronds quand les jours qui se suivent trépassent tous de cette manière là, en vous affublant les yeux d'un rouge douloureux et en vous burinant les joues. Ça vous ravine cruellement le visage, ça vous vieillit! Il paraîtrait que c'est dû au sevrage... Le manque de nicotine et tout le reste... C'est la torture que mon corps a inventé pour « vulnérabiliser » mon cerveau , pour le faire craquer comme une pauv' allumette et que j'm'en grille une petite. Me suis pas laissé faire, ah ça non! Plutôt chialer toute la sainte journée.

Et puis l'autre jour, en rentrant de kourou, j'ai écouté Henry de Monfreid qui parlait de mer rouge et de perles à la radio, il parlait magnifiquement bien. Le soir je suis parti naviguer dans les mers bleu, celle du sud, avec Jack London. De l'aventure, de l'écume, des amours nouveaux, des têtes coupées, du rhum... Ça m'a remonté le moral de penser à tout ça! À la tendresse sincère des mers lointaines et à l'amour infini qu'a l'homme pour l'inconnu(e). Décidément je ne suis pas fait pour cette vie de chien battu où l'on regarde sa mort approcher en silence, pour ce massacre inexorable. J'aime bien la provoquer un peu, la mort. Je ne vais pas la choisir pour autant... Je ne suis pas fait pour cette vie? OK. Et alors? On verra bien! Je le serai peut-être pour une autre, qui sait?

Je me suis réveillé en sueur, dans la nuit en me disant que je devais être le fils illégitime du vent et l'enfant chéri de la mélancolie... que je devais m'appeler Errance et que la vie m'avait offert la possibilité de marcher sans jamais m'arrêter et sans aucune destination. J'ai vite noté tout ça dans mon carnet rouge! Bien évidemment, pour l'instant j'étais encalminé dans la pétole (OK) et sans le moindre petit bout de futur en perspective! (OK) Ça me faisait une adorable paire gambettes pour espérer recommencer une aventure... Mais patience, Mr Errance repartira, et bien plutôt que vous le pensez.

 

Mardi ou Mercredi:

Reçu un message de S. me demandant si elle pouvait venir Samedi jusqu'à mardi. Répondu OK

Samedi, dimanche, lundi, mardi:

… … … … … … … … … … … …

Mardi soir:

1/ Drôle de weekend, plutôt sympa! Ne sait trop quoi penser, pourquoi? Pourquoi pas? L'avenir verra... En tous cas c'était chouette et ça nous a fait du bien... Un peu de tendresse.

2/ Vivement les vacances du mois d'août, partir quelques jours dans le far-ouest, du côté de Mana...

Mercredi fin d'après midi:

C. m'a téléphoné tandis que je rentrais de kourou après une magnifique journée de voile:

« Ça te dis une ballade? »

« Yes, j'arrive sur Montjoly vers 17h15 »

On est monté à l'endroit d'où décollent les parapentes, sur le Rorota, sous un ciel parfaitement bleu s'étirait un panorama magnifique grâce à une visibilité super sensationnel (vous voyez un peu le machin!). Sous nos pieds les plages, de la pointe Diamant jusqu'à Montravel, au Nord le Malingre, au Nord-Est le Père, entre les deux un voilier traçait joliment sa route vers l'embouchure du Mahury, un peu plus bas dans l'Est, la Mère et ses Mamelles cachés derrière, plus loin au Sud-est le Connétable et puis dans le Sud une vue délirante sur les marais de Kaw et tout au fond, tout la-bas une belle montagne, mais laquelle? Celle de Favard ou celle d'Argent? Peu importait au fond, n'est-ce-pas? Juste être là et embrasser tout ça. Ahhhh! Le monde est si beau et la vie tellement belle quand elle le veut bien... On s'est assis dans l'herbe, on avait quelques mots à se dire, ceux qui étaient restés accrochés à nos lèvres 3 mois plutôt, comme des hameçons... et puis d'autres aussi qui venaient d'un peu plus loin... C'était chouette d'être là, si haut, face à tout le grand atlantique, avec C., à tenter de faire la part entre ces deux choses: l'amour et le sexe! Les différences et l'indépendance... J'avais le sourire au grand largue. Mais à un moment Il bien fallu redescendre (du Rorota j'entends). Sous les arbres c'était presque la nuit, on a croisé une mygale, et traversés des petites cascades, roulés sur des bambous et glissés dans les pentes boueuses. En bas, sur la route bitumé qui longe les plages, pour regagner la voiture on s'est dis qu'on devrait aller acheter quelques bières, une bouteille de vin et du fromage pour faire un petit apéro...

Vendredi:

Au rayon des livres, A Géant, je suis tombé sur le dernier roman de Paul Auster, Invisible. Encore le thème de la disparition, de la fuite. 

 

Je suis désolé, mentis-je, mais j'allais vous appeler aujourd'hui même. Vous m'avez pris de vitesse à quelques heures près.

Petit farceur, dit-elle, me perçant à jour. Tu n'as pas besoin de venir si tu n'as pas envie.

Mais j'en ai envie, protestai-je avec une sincérité totale. Très envie.

Ce soir ?

Ce soir, ce serait parfait.

Tu n'as pas de souci à te faire à cause de Rudolf, Adam. Il est parti, et je suis libre de faire tout ce que je veux. Nous le sommes tous. Personne ne possède personne. Tu comprends ça ?

Je crois que oui.

 

Commencer un roman de Paul Auster, c'est recommencer quelque chose dans sa vie. Les premières pages vous dénudent, vous vident de toute vos certitudes, vous dépouillent physiquement, vous n'êtes plus rien, et vous errez ainsi un certains temps. Vous disparaissez, petit à petit, complètement, à vos yeux vous n'êtes plus rien sinon du vide perdu dans les méandres d'un gigantesque fleuves au milieu de nulle part. Alors vous avez peur, vous fuyez, vous vous fuyez. Viens le temps des tourments, de la complexité, et de la reconstruction sur des bases incertaines. Se perdre dans les pages d'un roman de Paul Auster c'est se construire un peu, à coté, dans sa marge.

 

 

Dimanche matin 6h30:

Encore un drôle de rêve, le plus beau, que dis-je? Magnifique rêve depuis que j'ai arrêté de fumer (et même avant). Je savais où j'étais et qui je cherchais. J'ai descendu des rues sombres en marchant sous la pluie, je suis rentré au café... On s'est regardé, elle s'est approchée, j'en menais pas large, j'vous le dis, elle non plus je crois. Je l'ai prise par la taille, jamais j'aurai fait ça dans la vraie vie... (idiot!) Ma main s'est glissée sous son gros pull-over qu'elle a depuis toujours et a aussitôt reconnu son bassin, ses hanches, ses omoplates, sa nuque, son cou... J'ai posé ma joue sur sa joue (ça s'est moi qui l'ai osé!). Elle m'a dit quelque chose dans le creux de l'oreille que je ne peux pas vous écrire... On est parti chercher un coin tranquille qu'on n'a malheureusement jamais trouvé (c'est un peu le problème dans les rêves!). Mais ça n'est pas grave, non ça n'est pas grave! Je me suis réveillé heureux. Avec le sourire, en me disant qu'on continuerai à chercher un petit coin tranquille la nuit prochaine... Je tiens à la remercier d'être apparu comme ça, pour une fois, si gentille, dans mes rêves.

PS: Reviens quand tu veux (mais dans mes rêves seulement!)... Je t'embrasse fort!

 

Dimanche matin 9h05:

Qu'est-ce que je raconte pas?

Qu'est ce que je raconte?

Dimanche matin 9h10:

Mon dieu si S. lit ça, elle va certainement se dire que je suis complètement malade du ciboulot. Je t'embrasse S. On se revoit bientôt, début Août, on verra bien, hein!?

Dimanche matin 10h00

Je pense sortir Coriana de l'eau au mois de septembre, avec va-nu-pieds, le voilier de Seb et Mumu. Coriana va bien, ne vous inquiétez pas pour elle. Elle est en vente à 12000 euros... Parce que j'ai quelques projets d'aventures Indienne derrière!

 

 

 

 

 

 

   

 

 

Par Ronan Berrehouc
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Jeudi 8 juillet 2010 4 08 /07 /Juil /2010 18:24

    Si vous allez voir un bon concert en étant défoncé et que vous baisez plus tard dans la même soirée, vous avez en gros fait le tour de tous les moyens possibles de libérer de l'énergie...


Kurt Cobain



   J'me suis patché, attention, je n'ai pas dis pacsé! PATCHÉ, Nicopatch 21g. J'ai commencé hier... Oh! Putain la sale nuit que j'ai passé! J'ai rêvé comme pas possible, comme jamais depuis au moins 10ans... Imposssssible de vous le raconter même si j'en ai un souvenir quasi parfait. Ça mettrai un tas d'entre vous dans l'embarras! Si, si j'vous jure... Et j'vous parle même pas de moi... Oh! Ah! Hi! Quel bordel...

Disons juste que j'avais promis de passé la journée avec W dans un endroit super tranquille pour ce faire des gros câlins et puis à cet endroit là, j'ai appris que c'était les mardi-gras à DZ. Alors je suis parti en disant à W que j'allais revenir très vite, qu'il fallait surtout pas qu'elle s'inquiète. Pour les douarnenistes, inutile de faire un dessin pour leur expliquer que j'allais pas revenir de si tôt. Je me suis vite retrouver au bistrot à DZ, avec A... bref! et avec B... bref! et puis avec C... a qui dans l'ensemble j'avais pas mal de chose à dire (bien ou mal!?) Et puis avec DD (lui j'peux le dire) on a essayer de piquer des boutanches d'alcool chez...V Et puis après y'avait un concert de Kaiser Palace, alors il fallait que j'y aille, et puis sur la route j'ai croisé la mère de A... Et puis aussi le père de B... à un moment au concert j'ai frôlé la cuisse d'une belle inconnue (Enfin!), mais elle s'est mise à hurler. J'ai du me casser rapidos. C'est alors que je suis tomber sur E et F... que j'ai malproprement envoyer chier en sortant du concert. Finalement, un beau jour, j'ai réussi à revenir à l'endroit tranquille. Elle était là, elle m'avait attendu, j'y croyais même pas, même pas en rêve. Jamais personne ne m'a attendu... Je suis tombé dans ses bras, elle avait un long manteau noir, elle était nue en dessous, il y avait une foule énorme autour de nous mais elle s'en foutait et moi aussi, Je l'ai caressé, les gens se sont écarté en nous insultant, nous on rigolait, on s'en foutait, on allait être heureux jusqu'à la fin de nos jours... Je me suis réveillé avec Poulette la chatte que j'ai en fait depuis rebaptisé Patsy Clyne, puisqu'il y a un mâle sauvage qui lui tourne autour et que j'ai baptiser Johnny Cash... Je me suis réveillé, tristesse infini, j'ai entendu une autre poulette (humaine celle là!) qui dormait sur mon canapé... ça ma rappelé des souvenirs le canapé...

Par Ronan Berrehouc
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Mercredi 23 juin 2010 3 23 /06 /Juin /2010 15:18


       Dans le ciel, en toute fin d'après midi, j'ai observé un nuage qui flirtait au dessus du camp militaire voisin. Un énorme nuage en forme de femme, nue, avec deux seins délicieux pointant fermement en direction des étoiles qui commençaient à apparaître dans le ciel mauve. Une femme aux formes étirées, dans le style de Modigliani! Avec des jambes qui allaient se perdre, loin là-bas, au dessus de la forêt. Mais je ne me suis pas vraiment posé la question de savoir qui l'avait dessiné, dans le ciel, ce nuage. J'ai continué à jouer sur  ma guitare, une belle chanson de The Auteurs « Everything you say will destroy you anyway ». Peu après, quand j'ai relevé la tête du manche, le nuage s'était  transformé en chameau et le ciel s'était bardé d'étoiles. Somptueux! Dans les nuages on fini par voir ce qu'on veut bien voir...

écouter! the Auteurs


           Dans les maisons d'à côté, à droite, un couple de brésilien s'engueulait et à gauche, un couple de français s'engueulait aussi... De quoi vous redonner le moral quand vous êtes seul face à l'immensité cosmique avec un tas de questions foireuses à poser aux étoiles. De quoi vous faire sourire, de quoi ouvrir une bière aussi... Je prend des notes dans mon carnet, un carnet rouge pour changer du bleu! J'écoute Bashung, J'étais sensé te soustraire à la glue, les impasses, les grands espaces, mes bras connaissent, mes bras connaissent une étoile sur le point de s'éteindre... J'attends un coup de téléphone, un texto, un signe, un ange, une belle histoire, un conte de fée, une princesse, n'importe quoi. J'attends!  L'avenir est indécis et le présent aléatoire... Sur la chaise à côté de moi, poulette, la petite chatte guette un margouillat qui s'est revêtu de couleurs vives, signe distinctif en période de reproduction... J'essaie de détourner poulette de son objectif en lui expliquant que la vie doit être longue et belle pour tous, de laisser le margouillat draguer tranquille au plafond. La nuit, parfois, poulette vient glisser son minois dans la paume de ma main, chercher quelques caresses avant de s'endormir contre ma joue en ronronnant doucement.

            Un gros (z)avion passe au dessus de la petite montagne du rorota, direction la France... Je me dis que... Et puis je me dis que NON! Le désespoir c'est juste de l'espoir qui s'envole en avance ou quelquechose comme ça... Non? J'ai continué à causer à poulette, pas certain qu'elle y ait compris grand chose à mon beau discours humaniste... Un oiseau jaune s'est posé sur la clôture du camp militaire, poulette à dressé les oreilles et Pfuittttt, elle a foncé à travers le jardin pour essayer d'attraper ce bel oiseau. 

 


Par Ronan Berrehouc
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Mercredi 23 juin 2010 3 23 /06 /Juin /2010 15:15

            Je suis en colère! Pas plus, pas moins... La marine marchande! Ah! les jolies diplômes de la Marine Marchande... En carton pâte! Tout pour des galons dorés les épaulettes d'une chemise blanche et casquette. Quelle honte... Faites de belles risettes, courber l'échine et lécher bien les fesses d'un pauvre type de bureau qui n'a presque jamais vu la mer! Qui sans doute ne l'a jamais aimer la mer... Malade comme un chien peut-être... (Un vrai loup de merde!) C'est pour cela qu'il a préféré les grands bureaux climatisés des affaires maritimes, fayot va... Dire que ce sont des gens comme cela qui vous juge, qui vous note. Le Môsieur en blanc confond une « pointe avant » et une « traversière », Le Môsieur en blanc n'a pas aimé que je le lui dise. Le Môsieur en blanc  n'aime pas quand on parle peu à ses matelots mais je n'ai jamais connu de capitaines causant. (demander à mon père...) Paroles et paroles...  Causer pour ne rien dire... Non! Les ordres doivent être brefs, concis,  réduit au strict minimum. Et pas de Blah! Blah! Blah!

            Je ne suis pas comme ça! Jamais je ne délèguerai à un matelot la préparation de mon navire et les contrôles de routine avant un appareillage, jamais, que ce soit clair. D'abord parce que j'aime ça, le métier de marin, c'est un tout, c'est une passion, ensuite parce que s'il y a un problème ce sera moi, le capitaine, qui sera responsable, pas le matelot. C'est au capitaine de préparer son bateau...

            Bref, aujourd'hui on vous fabrique des sacs de nœuds, des tours morts sans demi-clé, des promènes couillons avec un bout de papier en poche, des chauffeurs de bus, pas plus! Pas des marins... C'est plus facile...

            On m'a demandé de jouer « le jeu », de faire l'acteur, genre G.Clooney (Tempêtes) et J.Depp (Pirates des caraïbes). Je ne l'ai pas fait, « volontièrement! », ou plutôt j'en étais incapable, cela aurait été un manque de respect vis à vis de l'élément.  La mer c'est pas du cinéma. Résultat, c'est moi le plus mauvais en manœuvre! Franchement, je suis mort de rire... ça tient du comique maritime!!!

              

            En vérité, je vous le dis, la mer est en deuil! La mer est entrain de perdre ses marins... Je suis triste! Si triste...

 

Résultat Lundi en fin de journée...    

 

Par Ronan Berrehouc
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Mercredi 23 juin 2010 3 23 /06 /Juin /2010 15:13

- Viens. Elle a dit.

- Non. J'ai répondu.

- Si, viens. Elle a dit

- Non... J'peux pas. J'ai répondu

Et elle est partie...

Reviens. J'ai pensé.

 

Par Ronan Berrehouc
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En liberté



                                                                              BILLET  D'HUMEUR
                                                                      PAR  DES  MOTS  VOYAGEURS
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