Ils ont dit:





   A mon retour, il s’est trouvé beaucoup de gens qui n’étaient pas partis, pour me dire qu’avec un peu de fantaisie et de concentation ils voyageaient tout aussi bien sans lever le cul de leur chaise. Je les crois volontiers. Ce sont des forts. Pas moi. J’ai trop besoin de cet appoint concret qu’est le déplacement dans l’espace. Heureusement d’ailleurs que le monde s’étend pour les faibles et les supporte, et quand le monde, comme certains soirs sur la route de Macédoine, c’est la lune à main gauche, les flots argentés de la Morava à main droite, et la perspective d’aller chercher derrière l’horizon un village où vivre les trois prochaines semaine, je suis bien aise de ne pouvoir m’en passer. [ L’usage du monde, N. Bouvier]
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   J’avais une maison au bord de la mer. Mais pour aller à la plage il fallait passer devant un bar. Je n’ai jamais vu la mer. [ J. Best, Grand footbaleur de Manchester United]

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_Finalement, ce tésor, on l’a vu ou pas ?

_Nous avons voulu le voir même s’il n’y était pas… Mais le trésor existe sûrement, caché par des démons taquins et il reste introuvable parmi les labyrinthes de nos questions et de nos réponses…  [ Corto Maltese & Raspoutine, La maison dorée de Samarkand]

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Derniers Commentaires

Jeudi 19 mars 2009


Pour l'instant, j'me soigne!!!
Par Ronan Berrehouc
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Samedi 27 décembre 2008
     C'était un soir de bières chaudes qui s'ouvraient à l'horizon, trop de rhum pour mon Petit chien... Merde! Ahhhh, et moi, et mes trentuite-ans galopant, vers je ne sais où... Avec toute la grande classe de mes deux test-encule en moins! Olives vertes et pourtant plus très mûres. Hmmm c'est un drôle d'apéro...
   A radio-viagra des écrivains en papiers causaient de leur livres de plomb en pleurant mal, du faux, de la contrefaçon, du simulacre, de la dissimulation... C'étaient un châtiment horrible, d'un chiant et imbuvable surtout! Tiens, pour un peu j'en serai mort de soif de mes trentuite-ans, comme ça! là, sur l'Amazonie en folie, à les écouter se branler sur les 500 pages de leurs papier mal mâché. M'énerve les écrivains qu'on entend mal à la radio. Ils palabrent comme s'ils enculaient la terre, la mer et le bon Dieu. Pige couille à quoi qu'ils jactent... Bref, on a tout coupé les fils de la radio, avec les amis, on a mis et surtout Ron a mis, parce qu'il a plus d'amis, il en voeux plus... trop dur à perdre... trop de rêves... MERDE, re-MERDE, il a mis tous ses disques, JE le tuerai en passant, un jour, il a mis ceux qui font du bruit, les vrais, a en perdre les tympans, les percer, les faire gicler, les envoyer en Hors-bite, à la fesse du monde entier. On a bu, lu, à très haute voix, entre enfants. On a fini, sans vraiment se finir. L'infini a des souvenirs pas si vieux. Les amis ont changé!!! le trait tiré, les traits tirés, tiens pour preuve, on m'a retrouvé sur mon espAce... Un drôle d'oiseau celle là! d'autres oiseaux ont chanté... ont chanté, et puis rechanté encore, magnifique, vraiment, heureusement qu'ils sont là et les fruits dans les arbres aussi, et le vin et le rhum et la bière ont coulé à pic dans les flots du Mahury, la pluie est arrivée, folle, non, FOLLE, dingue, oui, DINGUE, et mon coeur s'est remis à fonctionner dans le sens des imprévus matinaux, le café, Petit chien était encore plus saoul que moi, on est parti, on a quitté le navire, YOUPPI TRALLALA... On connait la suite.

Par Ronan Berrehouc
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Mercredi 3 septembre 2008




Le livre Bonhidio baï? (Où vas-tu?)
click sur l'image.
Enfin le livre du blog coriana2
Par Ronan Berrehouc
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Vendredi 25 juillet 2008

         Sur la plage da coté, Coriana (3) bronze au soleil Mais ici, dans lombre Coriana (2) continue à chercher dans le sable.

 

Ce blog est à la fois mon tord boyau et mon alambic! Alors on continue:

 

I

« La route du retour »

         Ils ont de magnifiques souvenirs le grand père de Dalva et son ami, mais évidemment cela ne tient quà ma vision des choses. Par exemple, cette photo dune danseuse nue qu’ils ont enterré dans une boîte en fer blanc soixante années plutôt Jaccompagne ces personnages singuliers pendant environ une heure, pas plus parce que je veux préparer des crêpes pour le petit déjeuner de mon ventre à pattes. J’ai lus doucement et relus les petits passages qui resserrent les boyaux… Maintenant, dans le grand saladier je met 250g de farine, un œuf, deux cuillères de sucre, une pincée de sel, et quelques gouttes de fleurs d’oranger, J’y verse du lait en tournant le tout. Par le hublot je regarde des petits moutons et les nuages courir vers le nord…

 

 II

         Jai mis de lordre du côté tribord de Coriana, celui où se trouve presque toute la bibliothèque du bord. Jai sorti les deux tomes de Monte-Cristo, lOdyssée dHomère, un Sherlock Holmes, un Agatha Christie, et un Kersauson Pour le reste, Parce qu’il y a toujours des restes, jai fait un tri, simple, énorme, dans la paperasserie. Pour vous écourter la lecture et couper court à mes réminiscences beaucoup de choses ont fini déchirées au fond dun sac plastique. J’ai pas fait de sentiments… Pas mon genre! Savez-bien?
 

III

         Cest la Sao Joao, avec Aurélie nous sommes allés boire une bière et manger des pastels. Pour moi, ceux au fromage sont les meilleurs à condition de ne pas les laisser tiédir. Aurélie, elle, préfère les napolitains... Pour la Sao Joao, lannée dernière jétais à Santa-Maria, aux Açores. Javais mangé des grosses sardines grillées avec des pommes de terre cuites dans du vin rouge et fait glisser le tout avec une quantité de bières inavouables. Javais sauter par-dessus le feu aussi, une manière de jouer avec la tradition Après les pastels et la bière, Aurélie a voulu memmener danser Je me sens ridicule rien qua lidée de danser avec quelquun! Jai jamais dansé avec quelquun, même pas un slow, jamais, ou alors complètement saoul Jai carrément jamais été à une « boum ». Et puis de toutes façons « ces choses-là » cétait le samedi après midi et je préférais (et de loin!) partir sur la digue, tranquille, pour pêcher des petits lieus jaunes au bouchons (en fin dété) ou le long du Goyen taquiner au verre, une fario denviron trente centimètres que javais repérée avant louverture (début de printemps). A ce moment, je pensais que javais tout le temps de grandir et que chaque chose aurait  « son »  temps On danserait plus tard. Je ne regrette rien bien évidemment! OK, jarrive à 38ans sans savoir danser Mais très heureux de pouvoir passer une heure, (bières en mains!) à expliquer à une fille qui sen fout complètement comment attraper un grillon avec une brin de paille ou bien piquer un lançon sur un hameçon pour quil reste vivant le plus longtemps possible et quil ait toutes les chances de se faire croquer par un bar…

 

         Bref! Aurélie, elle ma dit, viens, si tu ne veux pas danser devant la scène on peut aller se cacher là-bas, sur le trottoir, dans lombre, derrière les voitures. On va sentraîner un peu Ya personne qui nous verra ! Et voilà comment je me suis retrouvé sous un petit flamboyant à essayer de faire trois pas sans lui faire de croche-pieds et à avoir lair de lhomme le plus détendu du monde en comptant 1-2-3 / 1-2-3... … dans ma tête!

  

IV

         Au cybercafé, on essaye de mettre Coriana (3) en ligne. Sur lordi dà coté un gamin joue à tuer des gens. Il marche dans une rue et frappe sans aucune raison apparente une blonde en maillot rouge qui passait sur l’écran. Il débarque dans une pièce où se négocie un trafic de drogue et il tue, il narrête plus: Pan, pan, pan, pan, pan, pan, pan Il déverse un flot de balles sur le cadavre dun dealer. Le gérant du cyber lui tape sur lépaule pour lui dire que ça suffit, que le dealer il est mort Calme toi, cest bien mon fils!               

  

VI


         Ça y est, on y est, le paraguaçu

      Belle navigation, 10 miles tout à la voile jusquà maragojipe, juste pour ne pas laisser coriana en reste des majestueux et derniers saveiros qui montent et descendent encore le paraguaçu. Enfin! limpression davoir pénétré un nouveau monde, dêtre venu quelque part toucher du doigt quelque chose Le brésil peut-être? En tous les cas nous lespérons car le temps presse Je crois avoir retrouvé mon vrai sourire en buvant une bière dans ce bistrot, pas à cause de la bière, non! Mais à cause du bistrot, parce quil ne se prenait pas au sérieux, parce quil avait lallure déglingué que devrait avoir tous les bistrots de la terre

  

VI

          Jai terminé « La route du retour » et laissé Dalva rejoindre son éternelle amant en laissant quelques larmes chavirer dans mon café Les livres me font pleurer, cest comme ça, pas le cinéma où les images sont bien trop grande! Jai fini par ne plus y croire à tous le cinéma…  

  

VII

          Le soleil sest levé du bon coté de la planète, celui où ya pas de nuages qui font grises mine, du coup, jen profite pour souhaiter une belle journée à la terre entière ou presque, marrant de savoir qu’on va haïr quelqu’un jusqu’à la fin de ses jours et même plus. (Ca c’est pour ceux qui pensait qu’avec le temps va…). Bref, trêve de non plaisanterie, salut tout le monde j’ai fait en tournant la tête aux nuages et en laissant s’oublier, les rames, le grappin et les quelques brasses de cordage qu’on nous a chapardé ainsi que deux mauvais rêves qui sont passés la nuit dernière… Dans un des deux Valou ( Valou, c’est mon Amérique à moi!) et moi marchions sur un pont qui enjambait une rivière, haut, très haut. Nous gardions une petite fille (Je sais pas la petite fille de qui?) Nous avancions sur ce pont qui n’avait pas de parapet. La petite fille courrait loin devant. Nous avons réalisé trop tard, la petite est tombée. Valou a sauté, pas moi…   

       


VIII

          Sur la longue digue qui relie le mouillage au village j’ai regardé des brésiliens aller et venir à pas forcés, short, T-shirt, casquette, on aurait dit des stars américaines faisant leur sport, luttant contre l’ennui ou le cancer…

  

IX

          Cachoeira, jadis port fluvial prospère, lien vital entre Salvador et les fermes de l’intérieur. Au sommet dune colline un jeune fait voler un cerf-volant, loin, très loin, très très loin. Petit point rouge-orange dans le ciel gris flottant au dessus de la vallée. J’ai beaucoup aimé, pourquoi?

 

                

 

 


Par Ronan Berrehouc
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Jeudi 19 juin 2008
le-voyage-de-coriana3

   Le soleil a entamé sa journée depuis peu mais déjà il martèle de ses rayons la surface de l’eau qui avec l’aide miraculeuse d’un léger souffle apparu par l’ouest se fabrique en surface mille reflets argentés. Du jaune jeté sur du bleu, c’est simple et c’est joli… De retour à Itaparica après quelques jours passés à Lençois dans le parc National de Chapada, loin de Coriana et loin de la mer. Ca m’a fait du bien après presque huit mois passés sur Coriana (même s’il y a eu trois semaines en France en février, elle furent presque exclusivement consacrées à la préparation de la traversée) j’avais sans doute besoin de m’en éloigner un peu, de me dégourdir les jambes et la cervelle…

  Whaouuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuu!


   Hier soir en fermant les yeux, je me réjouissais à la seule pensée d’ouvrir demain matin « La route du retour » de Jim Harrison, suite de la saga familiale qu’il avait entamé avec « Dalva » et ce matin, dès les premières lignes je me suis senti revivre, disons que l’envie d’écrire est revenue me chatouiller le bout des doigts, ce n’est pas rien! J’attendais… J’étais parti dans les montagnes avec « Le seigneur des anneaux, tome1 » et cela avait presque réussi à m’abrutir complètement, TOLKIEN, Ah! TOLKIEN, qu’on m’avait dit… Diplômé d’Oxford, spécialiste de philologie faisant autorité dans le monde entier… Mon cul! Trop facile ses histoires de gamins, suffit de se promener la nuit dans les bois avec un couteau suisse et un stabilo jaune fluo et d’écrire sur une feuille d‘automne après avoir secoué dans un shaker toutes les histoires qui étaient sensées vous endormir et qu’on vous a raconté quand vous étiez petits. Je m’en vais réexpédier les trois tomes en France, ça enlèvera du poids à Coriana! Et sans doute que quelques abrutis arriveront à se goinfrer avec… Bon avec tout ça, j’allais oublier de vous raconter comment j’ai vu le match de l’équipe de France contre (ou avec!!!) la Hollande. Je dois commencer par vous dire que le gérant de la pousada était un… Italien, donc que ça commençait mal, on a évité le coup de boule et les bouchons de champagne… Qu’il m’avait proposé de regarder le match chez lui mais qu’évidemment à l’heure dite il n’était pas là. J’ai couru dans tout le village pour tenter de trouver une télévision reliée à un satellite lui-même relié aux caméras en charge de filmer le match. Y’en avait bien une pas très loin de la pousada mais après avoir demandé à son propriétaire s’il y avait une TV satellite publique quelque part dans le village (non sans espérer qu’il m’invite chez lui) et qu’il me réponde qu’il fallait que je redescende sur la place principale pour avoir une petite chance, j’ai commencé à perdre espoir. Je suis monté voir les jeunes qui jouaient au foot sur la place du théâtre, peut-être eux sauraient-ils où on peut regarder ce match? Ils m’ont indiqué une pousada, un peu plus loin, sur la route qui mène à l’église et au camping… J’y cours, j’y vole même et 200m plus loin je stoppe net, j’entends les rumeurs d’un stade dans une petite maison sur le côté gauche de la ruelle. Je sens une ouverture mais deux femmes bouchent l’entrée, je crochète, feinte de corps, passement de jambe, hop! J’essaie de leur faire comprendre que je suis français et que je veux regarder le match, que je suis prêt à payer, ou à acheter une bière même, s’il le faut!  La maman arrive à la fenêtre qui comprend rien à mon baragouinage « footballinguisticobrasiliano » et puis enfin le fils: mon sauveur… Qui lui regarde « mon » match vautré dans son fauteuil et commence à comprendre que s‘il ne me laisse pas rentrer, je vais tacler par derrière. Ouf! Je suis assis sur l’canapé, je regarde une belle défaite. Depuis Sarko et son projet de France qui gagne, on n’a pas réussi grand chose, si on enlève la traversée de l’atlantique de Coriana, s’entend! Je rentre avec sur le dos une humeur massacrante et nauséeuse, sans avoir bu de bière et fumé de clope… Merde, putain!


 


   Le lendemain je me suis levé tôt, avant 6h, toujours difficile de trouver un café ouvert à cette heure. Sur la place du marché un vendeur ambulant de p’tit déj’-café da manha- installait sa guérite. En attendant qu’il termine j’ai regardé les pigeons rôder par petits groupes sur les pavés à la recherche de miettes perdues, ou d’une compagne pour passer l’hiver… Au loin, là-haut, des bouts de rochers sont en feu, embrasés par le soleil qui déjà frappe fort et à l’horizontale. Sur la place le café, lui, est bouillant, un peu trop sucré à mon goût et trop petit surtout. J’en prends trois pour réveiller mes cinq sens. Deux chiens sont apparus sur la place, essayant de chasser les pigeons mais ce fut rapidement sans espoir. Ils ont  laissé tomber et commencé à fouiller les poubelles. Derrière moi, un peu après le pont, des rapides allaient se jeter dans la brume épaisse qui s’obstinait à étouffer le fond de la vallée… Des balayeuses de rue sont venues danser avec leurs grandes pelles sur les pavés chassant les chiens mais pas les pigeons. Au troisième café j’ai enfin senti mon cœur battre et accélérer…         

 


Bon, sinon on s’est baladés dans le parc national et baignés dans les rivières mais pour ça il faudra partir sur l’autre blog qui sera peut-être en ligne demain:

 

le-voyage-de-coriana3

 

Par Ronan Berrehouc
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En liberté



                                                                              BILLET  D'HUMEUR
                                                                      PAR  DES  MOTS  VOYAGEURS
                                                                  undefined
                                                              

la cambuse

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